Pourquoi le commerce intra-CEEAC est-il si faible ?

Le commerce intra-CEEAC est le plus faible de toutes les communautés économiques régionales et estimé à moins de 1,5 % de son commerce total. L’objectif de cet article est d’apporter quelques explications. Ainsi, prenant appui sur les développements théoriques et empiriques récents, nous appliquons...

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Hlavní autoři: Avom, Désiré, Mignamissi, Dieudonné
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2018
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Le commerce intra-CEEAC est le plus faible de toutes les communautés économiques régionales et estimé à moins de 1,5 % de son commerce total. L’objectif de cet article est d’apporter quelques explications. Ainsi, prenant appui sur les développements théoriques et empiriques récents, nous appliquons l’estimateur Poisson du pseudo-maximum de vraisemblance (PPMV) à un modèle de gravité augmenté. Ce modèle est estimé sur un panel constitué des pays de la CEEAC et de leurs partenaires sur la période 1995-2014. Il permet la prise en compte des résistances multilatérales et bilatérales, des distances intra-nationales, des infrastructures et des institutions. Nos résultats montrent que : i) l’appartenance des pays à la CEEAC a eu un effet marginal sur leur commerce bilatéral ; ii) les résistances multilatérales et bilatérales ont des effets mitigés sur leur commerce bilatéral ; iii) la mauvaise qualité des infrastructures, amplifiée par celle des institutions, affecte négativement les échanges commerciaux. L’augmentation du commerce aurait toutefois été plus importante si le processus de rationalisation était effectif et si les pays avaient appliqué les réformes nécessaires à la promotion d’une intégration par le marché, à travers le renforcement des infrastructures et une meilleure qualité des institutions.