Evasion fiscale et croissance : un cadre théorique simple

Cet article présente un modèle de croissance endogène avec dépenses publiques productives et évasion fiscale. Celle-ci est modélisée par la présence d’agents fiscaux « corrompus » qui délivrent des services de corruption permettant aux ménages d’échapper partiellement à l’impôt. De ce fait, la corru...

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Auteurs principaux: Ali Aga, Leila, Villieu, Patrick
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2016
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Cet article présente un modèle de croissance endogène avec dépenses publiques productives et évasion fiscale. Celle-ci est modélisée par la présence d’agents fiscaux « corrompus » qui délivrent des services de corruption permettant aux ménages d’échapper partiellement à l’impôt. De ce fait, la corruption représente un manque à gagner pour l’Etat en raison de la réduction de ses ressources générée par l’évasion fiscale. Afin de limiter ces pertes, le gouvernement peut mettre en place une politique de lutte contre la fraude. Ainsi, le gouvernement dispose de deux instruments de politique économique constitués par le taux d’imposition et l’effort de lutte anticorruption. Nous mettons notamment en évidence l’existence d’une relation non linéaire entre la corruption et la croissance, caractérisant le fait que les politiques de lutte contre la corruption peuvent, dans certaines configurations, avoir un coût en termes de croissance, permettant d’illustrer certains « paradoxes » récents soulevés par la littérature empirique sur la question.