What Are the Pleasures of a Slave? The Politics of Affect in Antebellum US Slave Narratives

Les récits d’esclaves sont des récits de souffrance qui ne vont pas sans joie. Si les souffrances des esclaves ont fait l’objet de nombreuses études, cet article se propose d’explorer leur contrepoint : plaisirs et joies qui, via leur mise en récit, acquièrent une dimension politique. Pour les escla...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Autore principale: Marsoin, Édouard
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2021
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Les récits d’esclaves sont des récits de souffrance qui ne vont pas sans joie. Si les souffrances des esclaves ont fait l’objet de nombreuses études, cet article se propose d’explorer leur contrepoint : plaisirs et joies qui, via leur mise en récit, acquièrent une dimension politique. Pour les esclaves, aucun plaisir n’est innocent, tout plaisir est politique, voire biopolitique, partie prenante des mécanismes disciplinaires des maîtres, qui font que leurs plaisirs peuvent être à la fois complices du système disciplinaire et signes de jouissance propre. Néanmoins, face aux régulations biopolitiques des plaisirs des esclaves, les récits d’esclaves peuvent produire un contre-discours politique via la mise en récit de « maigres joies » et plaisirs alternatifs, qui acquièrent une valeur infrapolitique et subjectivante.