Traumatisme et Trope dans « The Beast in the Jungle » de Henry James

Cet article tente d’interpréter la peur chez James à la lumière de la scène antérieure de la conscience. Comme le démontre la réapparition de cette scène, évoquée de manière compulsive dans toute l’œuvre de James, l’impulsion artiste du sujet procède d’une perte « traumatique » de la présence à soi,...

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Autore principale: Anker, Richard
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2011
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RFEA_125_0038
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spelling cairn-RFEA_125_0038RFEARevue française d’études américaines https://shs.cairn.info/revue-francaise-d-etudes-americaines-2010-3-page-38?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfea.125.0038 Traumatisme et Trope dans « The Beast in the Jungle » de Henry James Anker, Richard2011 cauchemarhantiseHenry JamespeurspéculairetraumatismetropefearhauntednessHenry Jamesnightmarespecularitytraumatismtropefre Revue française d’études américaines | 125 | 3 | 2011-04-01 | p. 38-53 | 0397-7870 RFEA_12518 Cet article tente d’interpréter la peur chez James à la lumière de la scène antérieure de la conscience. Comme le démontre la réapparition de cette scène, évoquée de manière compulsive dans toute l’œuvre de James, l’impulsion artiste du sujet procède d’une perte « traumatique » de la présence à soi, elle-même causée par l’inscription langagière du sujet et par la rencontre avec l’autre. Dans « The Beast in the Jungle », en une parodie tragique de l’impulsion artiste qui détermine l’œuvre de James dans sa totalité, la conscience spéculative de John Marcher oblitère la scène antérieure de la rencontre avec l’autre dont dépend l’identité du sujet singulier. Une relecture du célèbre cauchemar apollinien précède l’analyse de « The Beast in the Jungle » afin de délimiter l’opération de l’impulsion artiste. La lecture de cette nouvelle est suivie d’une brève analyse de la rencontre spectrale qui se dramatise dans « The Way it Came », afin d’opposer un contre-exemple à la sorte de panique spéculative qui donne lieu à l’« aventure négative » de John Marcher. This article attempts to understand fear in James with respect to the anterior scene of consciousness. As the compulsively repeated representation of this scene in James’s work shows, the artistic impulse of the subject derives from a “traumatic” loss of self-presence, itself the consequence of the linguistic inscription of the subject and its encounter with the other. In a tragic parody of the artistic impulse as it determines James’s work as a whole, the speculative consciousness of John Marcher, in “The Beast in the Jungle,” obliterates the anterior scene of the encounter with the other on which the identity of the singular subject depends. Prior to the reading of the novella, a rereading of the famous Apollonian nightmare that James recounts in his autobiography is proposed, in order to delimit the operation of the artistic impulse. The reading of “The Beast in the Jungle” is then followed by a brief analysis of the spectral encounter in “The Way it Came,” in order to provide a counter-example to the kind of speculative panic that gives rise to the “negative adventure” of John Marcher.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
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Anker, Richard
Traumatisme et Trope dans « The Beast in the Jungle » de Henry James
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