Nos algorithmes peuvent-ils être plus justes que nous ?
La manière dont on pose spontanément le problème – en questionnant la responsabilité ou l’irresponsabilité des algorithmes, ou en cherchant à leur attribuer de manière définitive une pleine subjectivité ou une mesure d’agentivité – repose sur des fondements théoriques dont on fera apparaître qu’ils...
Bewaard in:
| Hoofdauteur: | |
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2018
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | La manière dont on pose spontanément le problème – en questionnant la responsabilité ou l’irresponsabilité des algorithmes, ou en cherchant à leur attribuer de manière définitive une pleine subjectivité ou une mesure d’agentivité – repose sur des fondements théoriques dont on fera apparaître qu’ils sont intenables. En prenant un point de départ théorique plus solide – en pensant la coconstitution des médiations techniques et des sujets – et en étudiant en détail le cas particulier des communautés d’échanges de pair-à-pair (ou P2P) –, nous confirmerons l’intuition commune selon laquelle la délégation de la décision morale ou éthique à un algorithme peut relever d’une forme de dépossession, mais nous montrerons qu’elle peut aussi, sous certaines conditions, en assurer l’effectivité. Certaines exigences normatives peuvent avoir besoin de la puissance collective projetée dans un algorithme dépositaire de la charge morale pour être réalisées de manière satisfaisante, et ce précisément de par la factualité de l’algorithme, de par son extériorité à la subjectivité humaine. |
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