« On devient ce que l’on mange » : les enjeux identitaires de l’incorporation

En reprenant les principales composantes conceptuelles de l’incorporation, nous verrons que ce mécanisme questionne l’importance des objets incorporés que sont les aliments dans la formation de l’altérité, de l’image de soi, et dans la détermination de l’inscription sociale, culturelle et environnem...

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Auteur principal: Durif-Bruckert, Christine
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2017
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:En reprenant les principales composantes conceptuelles de l’incorporation, nous verrons que ce mécanisme questionne l’importance des objets incorporés que sont les aliments dans la formation de l’altérité, de l’image de soi, et dans la détermination de l’inscription sociale, culturelle et environnementale. Nous prendrons la mesure des incidences d’un tel mécanisme qui constitue à la fois sur le plan physiologique, sur le registre de l’imaginaire comme sur le plan symbolique « une prise de possession sans pareille », selon l’expression de Bachelard. Prise de possession aussi vitale que périlleuse, source d’appréhensions primordiales, de déstabilisations et de menaces réelles ou représentées que réactivent les peurs collectives, les scandales sanitaires et les tensions alimentaires débattues sur la scène sociale. Dans le cadre de cet article, nous chercherons à approfondir le sens même de l’acte de manger, le pouvoir (et les enjeux) identitaire des aliments, bien au-delà des questions nutritives et biologiques, ainsi que les dimensions et mouvements de la régulation (et dérégulation) sociale, culturelle et politique de la prise (crise) alimentaire.