Pour une justice cognitive : l’amélioration biomédicale de l’attention des enfants
Le recours au concept de justice cognitive constitue un cadre de réflexion pour discuter l’acceptabilité des pratiques de stimulation pharmacologique pour l’amélioration de l’attention. Dans ces pouvoirs exercés par les adultes sur des enfants non malades, une théorie de la justice cognitive met en...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2017
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Le recours au concept de justice cognitive constitue un cadre de réflexion pour discuter l’acceptabilité des pratiques de stimulation pharmacologique pour l’amélioration de l’attention. Dans ces pouvoirs exercés par les adultes sur des enfants non malades, une théorie de la justice cognitive met en tension :d’une part le sentiment d’une nécessité d’améliorer le fonctionnement cérébral des enfants, pour répondre aux exigences sociales d’un comportement attentif dans une société de performance ;d’autre part la possibilité pour les enfants de ne pas se voir imposer par les adultes des modifications neuronales excessives, notamment au moyen de techniques biomédicales agissant sans la médiation du langage et sans possibilité de contestation.La thèse développée est que la justice cognitive ne se justifie pas dans la perspective d’avantages sociaux à venir, qui correspondraient à un comportement plus attentif. Elle ne se conjugue pas au futur, car le comportement d’un enfant n’est pas prédictible. Elle ne se réalise pas non plus dans une augmentation des capacités d’attention qui serait sous-tendue par un esprit de compétition, puisque ce dernier correspond à un choix d’existence, un style de vie qui ressortit à la sphère privée. Elle se justifie davantage dans la compensation d’un déficit avéré pour l’adaptation ponctuelle à des exigences sociales. |
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