L’économie politique et morale de l’espoir en oncologie médicale et la constitution des corps expérimentaux comme biocapital
La transformation du corps humain en matériau de recherche, des malades-sujets en objets dans le cadre de l’expérimentation médicale est une question de bioéthique ancienne. Aujourd’hui, le développement d’une biomédecine du cancer basée sur les essais cliniques constitue le corps des patients en re...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2017
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La transformation du corps humain en matériau de recherche, des malades-sujets en objets dans le cadre de l’expérimentation médicale est une question de bioéthique ancienne. Aujourd’hui, le développement d’une biomédecine du cancer basée sur les essais cliniques constitue le corps des patients en ressource rare qu’il s’agit d’investir en vue d’un bénéfice scientifique et/ou médical, individuel et/ou collectif. À partir d’une enquête en sciences sociales, cet article interroge les modalités de production du corps des malades en biocapital dans le domaine de l’oncologie médicale. Il montre comment l’espoir joue un rôle d’« objet frontière » à l’articulation entre une économie politique globale de la recherche en oncologie et une économie morale locale des relations médecins-malades. Polymorphe, ce sentiment constitue une valeur autour de laquelle une pluralité d’acteurs aux intérêts divers (chercheurs, médecins, patients, institutions, industriels, associations, etc.) peuvent se réunir et coopérer. Sa production et sa circulation à différentes échelles éclairent ainsi les modalités contemporaines de passage entre un corps « trésor » et un corps « capital » dans la recherche médicale. |
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