Questionner la « singularité française » des études de genre avec Françoise Collin

L’article de François Collin sur les études de genre en France a été rédigé, en 1995, à un moment où le terme de gender est discuté, mais également mis à distance par le milieu universitaire des études féministes qui lui préfère celui de rapports sociaux de sexe. Nous nous proposons de revenir...

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書誌詳細
第一著者: Dauphin, Sandrine
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2026
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RFAS_262_0177RFASRevue française des affaires sociales https://shs.cairn.info/revue-francaise-des-affaires-sociales-2026-2-page-177?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfas.262.0177 Questionner la « singularité française » des études de genre avec Françoise Collin Dauphin, Sandrine2026 fre Revue française des affaires sociales | Avril-Jui | 2 | 2026-08-27 | p. 177-196 | 0035-2985 RFAS_26250 L’article de François Collin sur les études de genre en France a été rédigé, en 1995, à un moment où le terme de gender est discuté, mais également mis à distance par le milieu universitaire des études féministes qui lui préfère celui de rapports sociaux de sexe. Nous nous proposons de revenir sur les obstacles, identifiés par la philosophe au développement de ces études, que constituent notamment l’accusation de militantisme et l’origine anglo-saxonne et qui peuvent être encore d’actualité. Les études de genre se sont finalement développées au début des années 2000, portées par une nouvelle génération de chercheuses inscrites dans la troisième vague du féminisme et intégrant une pluralité d’approches, dépassant en partie les clivages historiques. Quant à la RFAS, si elle ne s’est pas faite explicitement l’écho de l’évolution des études de genre, elle a néanmoins intégré dans ses thématiques les inégalités entre les femmes et les hommes. Les assignations sexuées ont été questionnées à partir de l’angle du travail pendant les premières décennies de la revue, puis dans les comparaisons internationales sur la protection sociale au début des années 2000 et, enfin, sur les questions de parentalités. Ces différents articles ont pu souligner in fine le gender-blindness des politiques sociales. François Collin’s article on gender studies in France was written in 1995, at a time when the term ‘gender’ was both widely debated but also distanced from by the academic community of feminist studies, which preferred the term ‘social relations of sex’. We propose to revisit the obstacles – some of which may still be relevant today – identified by the philosopher as hindering the development of these studies, including accusations of activism and their origins in Anglophone academia. Gender studies finally gained momentum in the early 2000s, driven by a new generation of women researchers associated with third-wave feminism and incorporating a variety of approaches, thereby partly overcoming historical divisions. As for the RFAS, whilst it has not explicitly reflected developments in gender studies, it has nevertheless incorporated gender inequalities into its thematic areas. Gendered roles were examined in relation to work during the journal’s early decades, subsequently through international comparisons of social protection in the early 2000s, and finally in relation to issues of parenthood. These various articles have ultimately highlighted the gender blindness of social policies. Cairn restricted access
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description L’article de François Collin sur les études de genre en France a été rédigé, en 1995, à un moment où le terme de gender est discuté, mais également mis à distance par le milieu universitaire des études féministes qui lui préfère celui de rapports sociaux de sexe. Nous nous proposons de revenir sur les obstacles, identifiés par la philosophe au développement de ces études, que constituent notamment l’accusation de militantisme et l’origine anglo-saxonne et qui peuvent être encore d’actualité. Les études de genre se sont finalement développées au début des années 2000, portées par une nouvelle génération de chercheuses inscrites dans la troisième vague du féminisme et intégrant une pluralité d’approches, dépassant en partie les clivages historiques. Quant à la RFAS, si elle ne s’est pas faite explicitement l’écho de l’évolution des études de genre, elle a néanmoins intégré dans ses thématiques les inégalités entre les femmes et les hommes. Les assignations sexuées ont été questionnées à partir de l’angle du travail pendant les premières décennies de la revue, puis dans les comparaisons internationales sur la protection sociale au début des années 2000 et, enfin, sur les questions de parentalités. Ces différents articles ont pu souligner in fine le gender-blindness des politiques sociales.
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