Qu’adviendra-t-il après la disparition du keynésianisme privé ?

L’écart entre riches et pauvres s’est considérablement creusé depuis trois décennies dans les pays de l’OCDE. Cet accroissement des inégalités est largement imputable à des évolutions structurelles du marché du travail et de la distribution des salaires. Dans plusieurs pays, des évolutions socié...

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書誌詳細
第一著者: Crouch, Colin
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2016
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spelling cairn-RFAS_161_0093RFASRevue française des affaires sociales https://shs.cairn.info/revue-francaise-des-affaires-sociales-2016-1-page-93?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfas.161.0093 Qu’adviendra-t-il après la disparition du keynésianisme privé ? Crouch, Colin2016 fre Revue française des affaires sociales | - | 1 | 2016-06-03 | p. 93-110 | 0035-2985 RFAS_16179 L’écart entre riches et pauvres s’est considérablement creusé depuis trois décennies dans les pays de l’OCDE. Cet accroissement des inégalités est largement imputable à des évolutions structurelles du marché du travail et de la distribution des salaires. Dans plusieurs pays, des évolutions sociétales telles que la réduction de la taille des foyers ou la plus grande homogamie sociale ont également joué un rôle, de moindre ampleur toutefois. Enfin, la redistribution s’est affaiblie dans la moitié des pays de l’OCDE, notamment à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Ce creusement de long terme des inégalités de revenus suscite non seulement des inquiétudes de nature sociale et politique, mais il engendre également des préoccupations d’ordre économique : les inégalités de revenus ont tendance à peser sur la croissance du produit intérieur brut (PIB), sous l’effet de la distance toujours plus grande entre les 40 % les plus pauvres et le reste de la population. Les approches politiques à envisager peuvent se regrouper autour de quatre axes : le rôle de l’éducation, la poursuite de l’égalité femmes-hommes, la création d’emplois qui soient avant tout d’une qualité suffisante et le rôle des dispositifs de redistribution. Inequality in income and social protection: the lessons of the OECD’s international analysis The gap between rich and poor in OECD countries has widened considerably over the last three decades. That growth in inequality is largely attributable to structural changes in the labour market and to the distribution of salaries. In several countries, societal changes, such as a fall in household size and greater social homogamy, have also played a role, albeit to a lesser extent. Finally, redistribution weakened in half of OECD countries, especially at the end of the 1990s and the start of the 2000s. That long-term increase in income inequality raises social and political concerns, as well as economic ones : income inequality tends to weigh down on GDP growth, under the effect of the ever-greater gap between the 40% poorest and the rest of the population. Political approaches to be considered can be grouped around four themes : the role of education, the continuing search for equality between women and men, the creation of jobs that are, above all else, of sufficient quality, and the role of redistribution arrangements. Cairn free access
language Français
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description L’écart entre riches et pauvres s’est considérablement creusé depuis trois décennies dans les pays de l’OCDE. Cet accroissement des inégalités est largement imputable à des évolutions structurelles du marché du travail et de la distribution des salaires. Dans plusieurs pays, des évolutions sociétales telles que la réduction de la taille des foyers ou la plus grande homogamie sociale ont également joué un rôle, de moindre ampleur toutefois. Enfin, la redistribution s’est affaiblie dans la moitié des pays de l’OCDE, notamment à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Ce creusement de long terme des inégalités de revenus suscite non seulement des inquiétudes de nature sociale et politique, mais il engendre également des préoccupations d’ordre économique : les inégalités de revenus ont tendance à peser sur la croissance du produit intérieur brut (PIB), sous l’effet de la distance toujours plus grande entre les 40 % les plus pauvres et le reste de la population. Les approches politiques à envisager peuvent se regrouper autour de quatre axes : le rôle de l’éducation, la poursuite de l’égalité femmes-hommes, la création d’emplois qui soient avant tout d’une qualité suffisante et le rôle des dispositifs de redistribution.
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