La notion d'égalité des chances dans la communication politique

RésuméEn nous appuyant sur la théorie des systèmes sociaux de Niklas Luhmann, nous nous efforçons de proposer une explication, en termes de théorie de la communication, du succès contemporain du concept d’égalité des chances. Selon notre thèse, ce concept aide le système à résoudre un problème spéci...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteurs principaux: Reich, Wendelin, Michailakis, Dimitris
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2005
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RFAS_052_0035
record_format cairn
spelling cairn-RFAS_052_0035RFASRevue française des affaires sociales https://shs.cairn.info/revue-francaise-des-affaires-sociales-2005-2-page-35?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfas.052.0035 La notion d'égalité des chances dans la communication politique Reich, WendelinMichailakis, Dimitris2005 fre Revue française des affaires sociales | - | 2 | 2005-06-01 | p. 35-47 | 0035-2985 RFAS_05223 RésuméEn nous appuyant sur la théorie des systèmes sociaux de Niklas Luhmann, nous nous efforçons de proposer une explication, en termes de théorie de la communication, du succès contemporain du concept d’égalité des chances. Selon notre thèse, ce concept aide le système à résoudre un problème spécifique en rapport avec la protection sociale. La société contemporaine, au vu de sa différenciation fonctionnelle, a fait de l’égalité l’une de ses valeurs sociales principales : cela donne une forte légitimité a priori aux revendications de prestations sociales émanant d’individus ou de groupes sociaux qui ont réussi à se définir comme défavorisés. Suivant la théorie des systèmes, nous envisageons de telles revendications comme une forme spécifique de communication, ce qui implique que le système politique doit les gérer sur le plan communicationnel, c’est-à-dire en les acceptant ou en les rejetant dans des communications ultérieures. Selon nous, le concept d’égalité des chances répond à cette fonction en permettant au système politique de limiter fortement ces revendications et de les contrôler. Plus particulièrement, la notion d’égalité des chances délégitime les revendications qui se fondent sur l’hypothèse d’une protection sociale qui serait une forme de compensation plutôt qu’un moyen de réaliser des objectifs socialement validés (emploi, statut, éducation…).Drawing on Niklas Luhmann’s theory of social systems, we attempt to provide a theoretical explanation of the contemporary success of the concept of equal opportunity in political communication. Our thesis is that the concept helps the political system in solving a specific, welfare-related problem. Contemporary society, being functionally differentiated, has instituted equality as one of its key social values, thereby providing a priori high legitimacy to claims to welfare resources by individuals or social groups which have succeeded in defining themselves as disadvantaged. In line with systems theory, we observe such claims as a specific type of communication, which implies that the political system needs to deal with them communicatively (i.e. by either accepting or rejecting them in subsequent communications). We argue that the concept of equal opportunity fulfils this function by means of allowing the political system to strongly limit and control these claims. Specifically, the notion of equal opportunity delegitimises claims which are based on the assumption that welfare is a form of compensation rather than a means for achieving socially sanctioned goods (employment, status, education, etc.)Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
description RésuméEn nous appuyant sur la théorie des systèmes sociaux de Niklas Luhmann, nous nous efforçons de proposer une explication, en termes de théorie de la communication, du succès contemporain du concept d’égalité des chances. Selon notre thèse, ce concept aide le système à résoudre un problème spécifique en rapport avec la protection sociale. La société contemporaine, au vu de sa différenciation fonctionnelle, a fait de l’égalité l’une de ses valeurs sociales principales : cela donne une forte légitimité a priori aux revendications de prestations sociales émanant d’individus ou de groupes sociaux qui ont réussi à se définir comme défavorisés. Suivant la théorie des systèmes, nous envisageons de telles revendications comme une forme spécifique de communication, ce qui implique que le système politique doit les gérer sur le plan communicationnel, c’est-à-dire en les acceptant ou en les rejetant dans des communications ultérieures. Selon nous, le concept d’égalité des chances répond à cette fonction en permettant au système politique de limiter fortement ces revendications et de les contrôler. Plus particulièrement, la notion d’égalité des chances délégitime les revendications qui se fondent sur l’hypothèse d’une protection sociale qui serait une forme de compensation plutôt qu’un moyen de réaliser des objectifs socialement validés (emploi, statut, éducation…).
author Reich, Wendelin
Michailakis, Dimitris
spellingShingle Reich, Wendelin
Michailakis, Dimitris
La notion d'égalité des chances dans la communication politique
author_facet Reich, Wendelin
Michailakis, Dimitris
author_sort Reich, Wendelin
title La notion d'égalité des chances dans la communication politique
title_short La notion d'égalité des chances dans la communication politique
title_full La notion d'égalité des chances dans la communication politique
title_fullStr La notion d'égalité des chances dans la communication politique
title_full_unstemmed La notion d'égalité des chances dans la communication politique
title_sort la notion d'égalité des chances dans la communication politique
publishDate 2005
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-francaise-des-affaires-sociales-2005-2-page-35?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rfas.052.0035
_version_ 1877246540915933184