Prêts à travailler ? Les politiques d'activation en Suède au cours des années quatre-vingt-dix
RésuméLa grave récession économique qui a touché la Suède au cours des années quatre-vingt-dix a généré un accroissement massif du chômage et motivé des « coupes sombres » dans de nombreux programmes sociaux. De fait, la crise qui a touché le marché de l’emploi a été plus sévère en Suède que dans la...
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2003
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cairn-RFAS_034_0273RFASRevue française des affaires sociales https://shs.cairn.info/revue-francaise-des-affaires-sociales-2003-4-page-273?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfas.034.0273 Prêts à travailler ? Les politiques d'activation en Suède au cours des années quatre-vingt-dix Bergmark, Åke2003 fre Revue française des affaires sociales | - | 4 | 2003-12-01 | p. 273-289 | 0035-2985 RFAS_03433 RésuméLa grave récession économique qui a touché la Suède au cours des années quatre-vingt-dix a généré un accroissement massif du chômage et motivé des « coupes sombres » dans de nombreux programmes sociaux. De fait, la crise qui a touché le marché de l’emploi a été plus sévère en Suède que dans la plupart des autres pays européens. Une situation en partie inédite dans un pays qui, depuis les années trente, a fait continûment l’expérience du plein emploi. Il en a résulté, au niveau des autorités, une sorte d’impréparation à affronter une telle situation. Traditionnellement, la politique active de l’emploi était conçue comme un instrument macroéconomique visant à faciliter les adaptations structurelles de l’économie suédoise. Avec la montée du chômage, il a fallu changer le caractère des programmes d’activation, diversifier les outils et maîtriser les coûts : il ne s’agissait plus tant d’adapter les caractéristiques de la population active aux besoins du marché du travail, que de penser des instruments à même de combattre un chômage de masse. Aussi, dans les années quatre-vingt-dix, la Suède, à l’instar de beaucoup d’autres pays européens, a dû repenser les modalités d’intervention de l’État providence au profit des couches fragilisées de la population active, allant jusqu’à conditionner le bénéfice de l’aide sociale à la participation à des programmes d’activation. Cette évolution a été fortement critiquée – en partie parce qu’elle porte atteinte aux droits des couches les plus vulnérables de la population, et en partie parce que son efficacité est sujette à caution.Cairn free access |
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RésuméLa grave récession économique qui a touché la Suède au cours des années quatre-vingt-dix a généré un accroissement massif du chômage et motivé des « coupes sombres » dans de nombreux programmes sociaux. De fait, la crise qui a touché le marché de l’emploi a été plus sévère en Suède que dans la plupart des autres pays européens. Une situation en partie inédite dans un pays qui, depuis les années trente, a fait continûment l’expérience du plein emploi. Il en a résulté, au niveau des autorités, une sorte d’impréparation à affronter une telle situation. Traditionnellement, la politique active de l’emploi était conçue comme un instrument macroéconomique visant à faciliter les adaptations structurelles de l’économie suédoise. Avec la montée du chômage, il a fallu changer le caractère des programmes d’activation, diversifier les outils et maîtriser les coûts : il ne s’agissait plus tant d’adapter les caractéristiques de la population active aux besoins du marché du travail, que de penser des instruments à même de combattre un chômage de masse. Aussi, dans les années quatre-vingt-dix, la Suède, à l’instar de beaucoup d’autres pays européens, a dû repenser les modalités d’intervention de l’État providence au profit des couches fragilisées de la population active, allant jusqu’à conditionner le bénéfice de l’aide sociale à la participation à des programmes d’activation. Cette évolution a été fortement critiquée – en partie parce qu’elle porte atteinte aux droits des couches les plus vulnérables de la population, et en partie parce que son efficacité est sujette à caution. |
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