La téléphonie sociale entre bénévolat et salariat : réflexions sur un paradoxe après le colloque de novembre 2001
RésuméLa téléphonie sanitaire et sociale a désormais sa place parmi les dispositifs d’intervention primaire pour les personnes en difficulté (solitude, maladie, maltraitance, addictions, etc.). L’écoute est généralement gratuite et anonyme ; les services sont souvent accessibles 24 h/24 h ; les écou...
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2002
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cairn-RFAS_024_0063RFASRevue française des affaires sociales https://shs.cairn.info/revue-francaise-des-affaires-sociales-2002-4-page-63?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfas.024.0063 La téléphonie sociale entre bénévolat et salariat : réflexions sur un paradoxe après le colloque de novembre 2001 Chauvière, Michel2002 fre Revue française des affaires sociales | - | 4 | 2002-12-01 | p. 63-71 | 0035-2985 RFAS_02473 RésuméLa téléphonie sanitaire et sociale a désormais sa place parmi les dispositifs d’intervention primaire pour les personnes en difficulté (solitude, maladie, maltraitance, addictions, etc.). L’écoute est généralement gratuite et anonyme ; les services sont souvent accessibles 24 h/24 h ; les écoutants ou chargés d’accueil sont compétents mais tous ne sont pas salariés. L’article examine les rapports entre bénévolat et professionnalisme dans ce secteur à partir des travaux d’un colloque initié par quinze services nationaux en novembre 2001.Dans l’étude quantitative réalisée à cette occasion par le Credoc, il ressort que plus de la majorité des personnes interrogées pensent que les écoutants sont tous bénévoles, alors que l’analyse fine du statut des écoutants montre une réalité toute différente, dominée par le salariat. L’article examine ces résultats quelque peu paradoxaux ainsi que ceux concernant la formation et la qualification des écoutants avant de suggérer quelques hypothèses explicatives de l’écart entre les représentations communes et les données d’observation directe. Comme dans d’autres domaines d’intervention, le social au téléphone se nourrit d’une interface entre valeurs partagées et contrats de travail individuels, fondée sur des convictions et entretenue par économie de moyens et d’objectifs qui mérite d’être discutée.Medical and social telephone contacts now have their place among the devices for a primary intervention with people in difficulty (loneliness, sickness, ill-treatment, addictions, etc.). The listening provided is generally not charged and anonymous; the services being often accessible 24 hours a day; and those listening or in charge of reception are skilled, but not all of them are regular employees. The article examines the relationship between voluntary help and professionalism in this sector, starting from the work of a conference initiated by fifteen national services in November 2001.In the quantitative study carried out on this occasion by the “Credoc” (“Center for research, studies and documentation on consumption”), it appears that the majority of the people questioned think that the persons listening are all voluntary workers, whereas a careful analysis of the status of those listening shows a very different reality, dominated by salary-earners. The article examines these somewhat paradoxical results, as well as those for the training and qualifications of the listeners, before suggesting some explanatory assumptions about the variations between the common representations and the data from direct observation. As in other fields of intervention, social work via the phononet relies on an interface between shared values and individual work contracts, based on convictions, and sharing economies in both means and objectives, and this deserves further discussion.Cairn free access |
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RésuméLa téléphonie sanitaire et sociale a désormais sa place parmi les dispositifs d’intervention primaire pour les personnes en difficulté (solitude, maladie, maltraitance, addictions, etc.). L’écoute est généralement gratuite et anonyme ; les services sont souvent accessibles 24 h/24 h ; les écoutants ou chargés d’accueil sont compétents mais tous ne sont pas salariés. L’article examine les rapports entre bénévolat et professionnalisme dans ce secteur à partir des travaux d’un colloque initié par quinze services nationaux en novembre 2001.Dans l’étude quantitative réalisée à cette occasion par le Credoc, il ressort que plus de la majorité des personnes interrogées pensent que les écoutants sont tous bénévoles, alors que l’analyse fine du statut des écoutants montre une réalité toute différente, dominée par le salariat. L’article examine ces résultats quelque peu paradoxaux ainsi que ceux concernant la formation et la qualification des écoutants avant de suggérer quelques hypothèses explicatives de l’écart entre les représentations communes et les données d’observation directe. Comme dans d’autres domaines d’intervention, le social au téléphone se nourrit d’une interface entre valeurs partagées et contrats de travail individuels, fondée sur des convictions et entretenue par économie de moyens et d’objectifs qui mérite d’être discutée. |
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