Témoigner (virtuellement) sa solidarité aux victimes

Trois mois après l’attentat du 11 mars 2004 à Madrid, un dispositif informatique relié à un site internet fut installé dans les gares frappées par les terroristes afin de recueillir les messages de condoléances et de solidarité destinés aux victimes. Visant à transposer sur un plan virtuel les mémor...

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Auteur principal: Truc, Gérôme
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2018
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-RES_210_0021
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spelling cairn-RES_210_0021RESRéseaux https://shs.cairn.info/revue-reseaux-2018-4-page-21?lang=fr https://doi.org/10.3917/res.210.0021 Témoigner (virtuellement) sa solidarité aux victimes Truc, Gérôme2018 actes d’écrituredispositif informatiqueespace publicexpression d’émotionspratiques mémoriellesréactions post-attentatsrituels de solidaritésociologie des usagescyber shrineexpression of emotionsmemorial practicespublic spaceresponses to terrorist attacksrituals of solidaritysociology of useswriting actsfre Réseaux | 210 | 4 | 2018-08-12 | p. 21-51 | 0751-7971 RES_21098 Trois mois après l’attentat du 11 mars 2004 à Madrid, un dispositif informatique relié à un site internet fut installé dans les gares frappées par les terroristes afin de recueillir les messages de condoléances et de solidarité destinés aux victimes. Visant à transposer sur un plan virtuel les mémoriaux populaires qui s’étaient formés dans ces gares, il resta en place trois ans. Fondé sur plusieurs centaines d’heures d’observation menée dans la gare d’Atocha au cours de cette période, cet article rend compte des usages de ce dispositif qui reste à ce jour inédit. Il montre en particulier en quoi ils peuvent être analysés à la fois comme des actes d’écriture collectifs et des rituels de solidarité. Cette analyse permet ainsi de mettre en perspective le contenu des messages enregistrés via ce dispositif en même temps qu’elle peut se lire comme une contribution plus générale à l’étude des pratiques mémorielles post-attentats.Three months after the 11 March 2004 attacks in Madrid, a computer system connected to an Internet site was set up in the train stations bit by the terrorists in order to collect messages of condolence and solidarity addressed to the victims. This system, aiming at transposing the grassroots memorials that had formed in these stations to the digital sphere, remained in place for three years. Based on several hundred hours of observation in the Atocha station during this period, this article reports on the uses of this “cyber shrine”, which is still one of a kind to this day. In particular, it shows how these uses can be analysed both as collective acts of writing acts and as rituals of solidarity. This approach puts into perspective the content of the messages recorded through this system, and can simultaneously be read as a more general contribution to the study of post-terrorists attacks memorial practices.Cairn free access
language Français
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description Trois mois après l’attentat du 11 mars 2004 à Madrid, un dispositif informatique relié à un site internet fut installé dans les gares frappées par les terroristes afin de recueillir les messages de condoléances et de solidarité destinés aux victimes. Visant à transposer sur un plan virtuel les mémoriaux populaires qui s’étaient formés dans ces gares, il resta en place trois ans. Fondé sur plusieurs centaines d’heures d’observation menée dans la gare d’Atocha au cours de cette période, cet article rend compte des usages de ce dispositif qui reste à ce jour inédit. Il montre en particulier en quoi ils peuvent être analysés à la fois comme des actes d’écriture collectifs et des rituels de solidarité. Cette analyse permet ainsi de mettre en perspective le contenu des messages enregistrés via ce dispositif en même temps qu’elle peut se lire comme une contribution plus générale à l’étude des pratiques mémorielles post-attentats.
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