Quand un réseau confirme une place sociale

Est-ce que Facebook sert à développer un capital social ? Cette question est abordée ici à partir des pratiques des adolescents de milieu populaire, rencontrés lors d’interventions en classe et d’entretiens individuels. Le point de départ consiste à envisager la construction du capital social à l’â...

Cijeli opis

Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Glavni autor: Bastard, Irène
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2018
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RES_208_0121
record_format cairn
spelling cairn-RES_208_0121RESRéseaux https://shs.cairn.info/revue-reseaux-2018-2-page-121?lang=fr https://doi.org/10.3917/res.208.0121 Quand un réseau confirme une place sociale Bastard, Irène2018 Facebookpratiques juvénilesréseaux sociauxréseaux socio-numériquesdigital social networksFacebookjuvenile practicessocial networksfre Réseaux | 208-209 | 2 | 2018-06-14 | p. 121-145 | 0751-7971 RES_20889 Est-ce que Facebook sert à développer un capital social ? Cette question est abordée ici à partir des pratiques des adolescents de milieu populaire, rencontrés lors d’interventions en classe et d’entretiens individuels. Le point de départ consiste à envisager la construction du capital social à l’âge du web, c’est-à-dire avec un univers de contenus et de relations accessibles sans l’initiation des parents et sans contrainte géographique. Malgré cette utopique ouverture, on constate que l’enchevêtrement de relations hétérogènes, de la famille aux « ex », et la publicisation des interactions associées sur le mur conduit à risquer de « se faire afficher » et incite les adolescents à activer les liens forts plus que les rencontres. De même, les contenus partagés sur Facebook s’homogénéisent pour signifier ses liens aux pairs, la curiosité ne pouvant se déployer qu’adossée à une passion. La plateforme referme donc les possibilités d’explorations et d’expérimentations nécessaires à l’adolescence pour confirmer une place sociale, à travers les affinités et la convergence des goûts. Is Facebook used to develop social capital? This question is approached here on the basis of the practices of adolescents from working-class backgrounds, met during classroom interventions and individual interviews. The starting point was to consider the construction of social capital in the age of the Web, where a plethora of contents and relationships are accessible without being introduced by parents and without geographical constraints. Despite this utopian openness, we have seen that the entanglement of heterogeneous relationships, from the family to the «exes», and the publicity of interactions displayed on the wall lead to the risk of being «exposed». It actually encourages adolescents to foster strong ties more than casual encounters. Likewise, the contents shared on Facebook are homogenized in order to show one’s bond with one’s peers, and curiosity can only unfold if it is backed by a passion. The platform thus blocks the possibilities of exploration and experimentation that are necessary to adolescents, and instead confirms a social place, through affinities and the convergence of tastes. Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
topic Facebook
pratiques juvéniles
réseaux sociaux
réseaux socio-numériques
digital social networks
Facebook
juvenile practices
social networks
spellingShingle Facebook
pratiques juvéniles
réseaux sociaux
réseaux socio-numériques
digital social networks
Facebook
juvenile practices
social networks
Bastard, Irène
Quand un réseau confirme une place sociale
topic_facet Facebook
pratiques juvéniles
réseaux sociaux
réseaux socio-numériques
digital social networks
Facebook
juvenile practices
social networks
description Est-ce que Facebook sert à développer un capital social ? Cette question est abordée ici à partir des pratiques des adolescents de milieu populaire, rencontrés lors d’interventions en classe et d’entretiens individuels. Le point de départ consiste à envisager la construction du capital social à l’âge du web, c’est-à-dire avec un univers de contenus et de relations accessibles sans l’initiation des parents et sans contrainte géographique. Malgré cette utopique ouverture, on constate que l’enchevêtrement de relations hétérogènes, de la famille aux « ex », et la publicisation des interactions associées sur le mur conduit à risquer de « se faire afficher » et incite les adolescents à activer les liens forts plus que les rencontres. De même, les contenus partagés sur Facebook s’homogénéisent pour signifier ses liens aux pairs, la curiosité ne pouvant se déployer qu’adossée à une passion. La plateforme referme donc les possibilités d’explorations et d’expérimentations nécessaires à l’adolescence pour confirmer une place sociale, à travers les affinités et la convergence des goûts.
author Bastard, Irène
author_facet Bastard, Irène
author_sort Bastard, Irène
title Quand un réseau confirme une place sociale
title_short Quand un réseau confirme une place sociale
title_full Quand un réseau confirme une place sociale
title_fullStr Quand un réseau confirme une place sociale
title_full_unstemmed Quand un réseau confirme une place sociale
title_sort quand un réseau confirme une place sociale
publishDate 2018
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-reseaux-2018-2-page-121?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/res.208.0121
_version_ 1877246523036663808