Concurrence et marché chez les réformateurs sociaux du début du XIXe siècle : une voie républicaine ?

L’examen des positions respectives de deux réformateurs sociaux français, Prosper Enfantin et Charles Fourier, concernant la concurrence et le marché, fait apparaître dans les années 1820, et malgré les différences, un accord net. En effet, tous deux mettent en cause le rôle régulateur de la concurr...

Cur síos iomlán

Sábháilte in:
Sonraí bibleagrafaíochta
Príomhchruthaitheoir: Bellet, Michel
Formáid: Article ou chapitre numérique
Teanga:Français
Foilsithe / Cruthaithe: 2026
Ábhair:
Rochtain ar líne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Cur síos
Achoimre:L’examen des positions respectives de deux réformateurs sociaux français, Prosper Enfantin et Charles Fourier, concernant la concurrence et le marché, fait apparaître dans les années 1820, et malgré les différences, un accord net. En effet, tous deux mettent en cause le rôle régulateur de la concurrence dans l’organisation économique et plus largement l’organisation sociale, et lui opposent un autre type d’organisation, l’association. Pour autant, aussi bien dans les formes de transition vers un ordre nouveau que dans cet ordre même (socialisation centralisée par la banque, phalanstère), ils font jouer un rôle important à des notions diverses de concurrence. Ainsi, dans une économie industrielle capitaliste en cours de développement, ils engagent, avec une théorisation économique inégale et non stabilisée, un questionnement durable sur des voies républicaines transformatrices pouvant allier formes non marchandes, interventions étatiques, initiatives associatives décentralisées, rôle des marchés et de l’émulation.