L’économie fraternelle et la Révolution française
Pendant la Révolution française, l’économie fraternelle correspond à l’économie politique républicaine telle que le mouvement populaire et ses représentants la conçoivent et telle qu’elle est pratiquée, en particulier sous la Convention montagnarde (1793-1794). Les interprétations fondées sur l’anta...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2026
|
| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Pendant la Révolution française, l’économie fraternelle correspond à l’économie politique républicaine telle que le mouvement populaire et ses représentants la conçoivent et telle qu’elle est pratiquée, en particulier sous la Convention montagnarde (1793-1794). Les interprétations fondées sur l’antagonisme de la liberté et de l’égalité ou du marché et de l’État qui ont longtemps été mobilisées par l’historiographie ne permettent pas d’en comprendre les caractéristiques. Elle repose sur la fraternité, c’est-à-dire le fait de mettre en œuvre le principe républicain selon lequel chacun dispose d’un droit égal à la liberté. Elle s’oppose à la liberté économique lorsqu’elle met en péril la liberté d’autrui et au fait que les propriétaires puissent disposer d’une liberté sans borne dans l’usage de leur propriété. Elle est une réponse républicaine à l’émergence de la propriété exclusive et aux rapports de domination qu’elle institue au moment où le capitalisme va s’imposer. |
|---|