La conciliation des contraires

Une grande difficulté, et c’est vraiment le cas de le dire, est de savoir si, oui ou non, il existe un rapport, dans l’islam, entre la pratique d’une activité professionnelle et la foi religieuse vécue. Il est plus facile, dans l’état actuel des choses, de se décider pour l’absence d’un tel rapport,...

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Dettagli Bibliografici
Autore principale: Terzi, Pietro
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2024
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Une grande difficulté, et c’est vraiment le cas de le dire, est de savoir si, oui ou non, il existe un rapport, dans l’islam, entre la pratique d’une activité professionnelle et la foi religieuse vécue. Il est plus facile, dans l’état actuel des choses, de se décider pour l’absence d’un tel rapport, du moins dans sa signification rendue incontournable par les historiens et sociologues du protestantisme. On parle pourtant de plus en plus, depuis un moment, tantôt d’un « islam de marché », tantôt d’un « islam protestant », pour assurer que l’islam est, en fin de compte, capable de dynamisme économique. Cette affirmation est naturellement hors de doute. Mais elle ne répond pas à la question posée. Le présent article n’entend pas y répondre non plus. Il suggère seulement une piste, suivant laquelle l’idée d’une connexion entre la profession et la foi existe en Islam. Et pour tout dire, Max Weber lui-même l’avait pressentie.