In praise of subjectivity in psychiatry
La subjectivité du malade est systématiquement méconnue par la médecine depuis surtout qu’elle est devenue scientifique – à savoir depuis le début du XIXe siècle. La psychiatrie doit être, encore plus que le reste de la médecine, orientée vers le sujet malade plutôt que vers la maladie, mais l’exige...
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2010
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cairn-REP_010_0149REPRecherches en psychanalyse https://shs.cairn.info/revue-recherches-en-psychanalyse1-2010-2-page-329a?lang=en https://doi.org/10.3917/rep.010.0149 In praise of subjectivity in psychiatry Dimitriadis, Yorgos2010 médecine scientifiqueneurosciencespsychanalysepsychiatrie biologiquesujet cérébralbiologic psychiatryneurosciences cerebral subjectpsychoanalysisscientific medicinefre Recherches en psychanalyse | 10 | 2 | 2010-05-01 | p. 329a-336a | 1767-5448 REP_01072 La subjectivité du malade est systématiquement méconnue par la médecine depuis surtout qu’elle est devenue scientifique – à savoir depuis le début du XIXe siècle. La psychiatrie doit être, encore plus que le reste de la médecine, orientée vers le sujet malade plutôt que vers la maladie, mais l’exigence de scientificité la pousse de plus en plus vers l’exclusion de la subjectivité, tant celle du malade que celle du clinicien. De nos jours, le sujet est de plus en plus confondu avec son cerveau, et tout un discours neuroscientifique infiltre notre façon d’apercevoir l’individualité et notre rapport à la jouissance. La psychiatrie, même dans ses applications biologiques, doit tenir compte du fait que l’homme est un être parlant, ce qui signifie qu’il entretient un rapport particulier à son corps qui, par conséquent, est « dénaturalisé » ; de ce fait, le sujet ne saurait être confondu avec son cerveau.The patient’s subjectivity has been systematically overlooked by medicine, especially since it has become scientific, that is to say since the beginning of the 19th century. It is the duty of psychiatry, much more so than of the rest of the medical profession, to be guided by the suffering subject, rather than by the illness itself. Yet, the demand for strictly scientific approaches gradually impels it towards excluding the subjectivities of both the patient and the clinician. Today, the subject is increasingly identified with his or her brain and neuroscientific discourse affects the way we perceive both individuality and our relationship to jouissance. Psychiatry, even when it comes to its biological application, ought to bear in mind that man is a speaking being, with a special relationship to his own body, which consequently loses its naturalness. The subject therefore cannot be confused with his brain.Cairn free access |
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La subjectivité du malade est systématiquement méconnue par la médecine depuis surtout qu’elle est devenue scientifique – à savoir depuis le début du XIXe siècle. La psychiatrie doit être, encore plus que le reste de la médecine, orientée vers le sujet malade plutôt que vers la maladie, mais l’exigence de scientificité la pousse de plus en plus vers l’exclusion de la subjectivité, tant celle du malade que celle du clinicien. De nos jours, le sujet est de plus en plus confondu avec son cerveau, et tout un discours neuroscientifique infiltre notre façon d’apercevoir l’individualité et notre rapport à la jouissance. La psychiatrie, même dans ses applications biologiques, doit tenir compte du fait que l’homme est un être parlant, ce qui signifie qu’il entretient un rapport particulier à son corps qui, par conséquent, est « dénaturalisé » ; de ce fait, le sujet ne saurait être confondu avec son cerveau. |
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