L'imagerie médicale, une ambivalence certaine, quoique relative
L’auteur, pour qualifier la spécificité de l’imagerie, définit la médecine comme ce qui externalise, ce qui met le dedans au-dehors, sans passer par la méthode sanglante. L’image réalise une prouesse, qui nous donne la chose sans la chose. Il faut alors apprendre à voir, apprendre à lire. La médecin...
Sábháilte in:
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| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
2009
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| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-REP_008_0170REPRecherches en psychanalyse https://shs.cairn.info/revue-recherches-en-psychanalyse1-2009-2-page-170?lang=fr https://doi.org/10.3917/rep.008.0170 L'imagerie médicale, une ambivalence certaine, quoique relative Dagognet, François2009 éthiquesimagerie médicalemédecinephilosophieethicsmedical imagingmedicinephilosophyfre Recherches en psychanalyse | 8 | 2 | 2009-06-01 | p. 170-174 | 1767-5448 REP_00823 L’auteur, pour qualifier la spécificité de l’imagerie, définit la médecine comme ce qui externalise, ce qui met le dedans au-dehors, sans passer par la méthode sanglante. L’image réalise une prouesse, qui nous donne la chose sans la chose. Il faut alors apprendre à voir, apprendre à lire. La médecine est une herméneutique, une science de l’interprétation de ce qui est sous les yeux et qu’on ne voit pas. Néanmoins il faut recommander de limiter cette science des signes. Parce que l’image est pleine d’ambivalence, il faut restreindre ses pouvoirs. Par l’image, le patient est un peu dépersonnalisé car les facteurs distantiels, psychologiques, sociaux, cèdent la place aux corrélations anatomiques. On assiste dès lors à une distanciation du malade comme sujet de la maladie. En dépit de ces limites, l’imagerie médicale permet de rendre compréhensible ce qui se passe au plus profond de nous, sans ouvrir le coffre noir.To qualify the specificity of imagery, the author defines medicine as that which externalises, that which brings the inside to the outside, without going via a method that sheds blood. The image pulls of the feat of giving us access to the thing without the thing itself. Thus, it is a matter of learning to see and learning to read. Medicine is a hermeneutics, a science of interpretation of what is before our eyes but which we do not see. Nevertheless, this science of signs ought to be curbed. Because the image is full of ambivalence, its power should be reined in. Through the image, the patient is somewhat depersonalised because the psychological and social distancing factors give way to anatomical correlations. Thereafter, we witness a distancing of the sufferer as a subject of illness. Despite these limits, medical imagery affords an understanding of what happens deep within us, without opening the black box.Cairn free access |
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Français |
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L’auteur, pour qualifier la spécificité de l’imagerie, définit la médecine comme ce qui externalise, ce qui met le dedans au-dehors, sans passer par la méthode sanglante. L’image réalise une prouesse, qui nous donne la chose sans la chose. Il faut alors apprendre à voir, apprendre à lire. La médecine est une herméneutique, une science de l’interprétation de ce qui est sous les yeux et qu’on ne voit pas. Néanmoins il faut recommander de limiter cette science des signes. Parce que l’image est pleine d’ambivalence, il faut restreindre ses pouvoirs. Par l’image, le patient est un peu dépersonnalisé car les facteurs distantiels, psychologiques, sociaux, cèdent la place aux corrélations anatomiques. On assiste dès lors à une distanciation du malade comme sujet de la maladie. En dépit de ces limites, l’imagerie médicale permet de rendre compréhensible ce qui se passe au plus profond de nous, sans ouvrir le coffre noir. |
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