Espagne : timide percée

En 2013, l’économie française a connu une croissance de 0,3 % en moyenne annuelle, ce qui lui a permis de retrouver en fin d’année le niveau de production atteint six ans plus tôt. Entre 2008 et le début de 2011, l’économie française a bien résisté : au premier trimestre 2011, le PIB français avait...

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Autor Principal: Schweisguth, Danielle
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2014
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-REOF_135_0213REOFRevue de l'OFCE https://shs.cairn.info/revue-de-l-ofce-2014-4-page-213?lang=fr https://doi.org/10.3917/reof.135.0213 Espagne : timide percée Schweisguth, Danielle2014 fre Revue de l'OFCE | 135 | 4 | 2014-09-01 | p. 213-217 | 1265-9576 REOF_13581 En 2013, l’économie française a connu une croissance de 0,3 % en moyenne annuelle, ce qui lui a permis de retrouver en fin d’année le niveau de production atteint six ans plus tôt. Entre 2008 et le début de 2011, l’économie française a bien résisté : au premier trimestre 2011, le PIB français avait même quasiment retrouvé son niveau d’avant-crise et n’accusait que très peu de retard vis-à-vis de l’Allemagne et des États-Unis. La donne a changé à partir du deuxième trimestre 2011 lorsque les premiers effets de la politique de rigueur sont apparus. La dynamique de reprise s’est interrompue : l’activité a alors connu une croissance annuelle positive, certes, mais proche de zéro jusqu’en 2013.Depuis quelques mois, le paysage conjoncturel s’est notablement éclairci en Europe avec un retour de la croissance et un raffermissement des indicateurs conjoncturels. Pour ce qui est de la France, les enquêtes de conjoncture témoignent également d’un retour de la confiance dans les secteurs productifs.Le relâchement de l’austérité permettra à l’économie française de prolonger ce mouvement positif : en 2014 et 2015, le PIB français croîtrait respectivement de 1,2 et 1,6 %. L’écart de production se refermant à peine, la phase conjoncturelle en cours et anticipée ne peut être qualifiée de reprise. Les entreprises profiteront de ce regain de croissance pour restaurer progressivement leur situation financière. Cette stratégie repose prioritairement sur l’augmentation de la productivité qui permettra de résorber les marges de capacité de production et de restaurer le taux de marge des entreprises. Le taux de chômage en France métropolitaine augmenterait légèrement pour s’établir à 10,1 % fin 2015. Il s’élèverait à 10,5 % pour la France entière. La contrepartie à l’allègement de la rigueur est un déficit public plus élevé que ce qui avait été initialement programmé. Celui-ci devrait s’établir à 3,7 % du PIB en 2014 et 3 % en 2015.Cairn free access
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description En 2013, l’économie française a connu une croissance de 0,3 % en moyenne annuelle, ce qui lui a permis de retrouver en fin d’année le niveau de production atteint six ans plus tôt. Entre 2008 et le début de 2011, l’économie française a bien résisté : au premier trimestre 2011, le PIB français avait même quasiment retrouvé son niveau d’avant-crise et n’accusait que très peu de retard vis-à-vis de l’Allemagne et des États-Unis. La donne a changé à partir du deuxième trimestre 2011 lorsque les premiers effets de la politique de rigueur sont apparus. La dynamique de reprise s’est interrompue : l’activité a alors connu une croissance annuelle positive, certes, mais proche de zéro jusqu’en 2013.Depuis quelques mois, le paysage conjoncturel s’est notablement éclairci en Europe avec un retour de la croissance et un raffermissement des indicateurs conjoncturels. Pour ce qui est de la France, les enquêtes de conjoncture témoignent également d’un retour de la confiance dans les secteurs productifs.Le relâchement de l’austérité permettra à l’économie française de prolonger ce mouvement positif : en 2014 et 2015, le PIB français croîtrait respectivement de 1,2 et 1,6 %. L’écart de production se refermant à peine, la phase conjoncturelle en cours et anticipée ne peut être qualifiée de reprise. Les entreprises profiteront de ce regain de croissance pour restaurer progressivement leur situation financière. Cette stratégie repose prioritairement sur l’augmentation de la productivité qui permettra de résorber les marges de capacité de production et de restaurer le taux de marge des entreprises. Le taux de chômage en France métropolitaine augmenterait légèrement pour s’établir à 10,1 % fin 2015. Il s’élèverait à 10,5 % pour la France entière. La contrepartie à l’allègement de la rigueur est un déficit public plus élevé que ce qui avait été initialement programmé. Celui-ci devrait s’établir à 3,7 % du PIB en 2014 et 3 % en 2015.
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