Les industries de haute technologie de la zone euro et des États-Unis

RésuméL’évolution des productions des industries de haute technologie montre un écart croissant, à partir de la seconde moitié des années 1990, entre la zone euro et les États-Unis, en faveur de ces derniers. En revanche, le niveau des exportations est quasiment identique actuellement. Le dynamisme...

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Autor principal: Guillou, Sarah
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2006
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-REOF_098_76
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spelling cairn-REOF_098_76REOFRevue de l'OFCE https://shs.cairn.info/revue-de-l-ofce-2006-3-page-37?lang=fr https://doi.org/10.3917/reof.098.76 Les industries de haute technologie de la zone euro et des États-Unis Guillou, Sarah2006 fre Revue de l'OFCE | 98 | 3 | 2006-08-21 | p. 37-76 | 1265-9576 REOF_09846 RésuméL’évolution des productions des industries de haute technologie montre un écart croissant, à partir de la seconde moitié des années 1990, entre la zone euro et les États-Unis, en faveur de ces derniers. En revanche, le niveau des exportations est quasiment identique actuellement. Le dynamisme des exportations de la zone euro est conforté par l’augmentation des parts de marché ; aux États-Unis, celles-ci déclinent, mais restent en niveau supérieures. Ceci est cohérent avec deux autres faits stylisés issus de la comparaison de la compétitivité-coût. D’une part, le niveau moyen du coût du travail unitaire relatif est plus élevé dans la zone euro qu’aux États-Unis ; d’autre part, ce coût dans la zone euro augmente moins ou diminue plus, en moyenne sur la période 1988-2002. La zone euro améliore donc sa compétitivité-coût par rapport aux États-Unis.La dernière section de l’article permet de vérifier que cette amélioration explique en partie la dynamique des parts de marché. D’une part, nous trouvons une relation positive contemporaine entre les parts de marché et le coût du travail unitaire relatif qui signifie, paradoxalement, que des gains de parts de marché ont été réalisés là où la compétitivité-coût s’était dégradée. En fait, le coût salarial est à l’origine de cette relation. Les gains de parts de marché se sont produits dans des industries « hautement haute technologie », où les compétences sont associées à un coût salarial élevé. D’autre part, il existe une relation négative entre le coût du travail unitaire relatif retardé et les parts de marché. L’évolution de la compétitivité-coût est pertinente pour comprendre l’évolution des parts de marché des industries de haute technologie, au moins dans un certain nombre d’industries. La sensibilité négative des parts de marché au coût du travail unitaire relatif est causée par le taux de change et la productivité. En d’autres termes, dans le cadre de la compétition avec les États-Unis sur les marchés mondiaux des industries de haute technologie, c’est moins le coût salarial qui affecte les parts de marché que l’évolution du taux de change et de la productivité.The aim of this paper is first, to analyze the nature of the gap in high tech industries (HT), between the United States and the EMU, and second, to investigate the link between cost competitiveness and market shares in these industries.We show that there is a growing production gap between US and EMU, in favour of US, since the beginning of 1990s. But surprisingly, EMU exports caught up the US exports in HT while the EMU increased its world market shares.Our investigation of the relationship between export market shares and cost competitiveness leads to two results. We conclude first, that the cost-competitiveness, through the exchange rate and the labour productivity, affects the changes in market shares of HT; second, that a non-cost competitiveness is also acting. The latter is conveyed by higher labour cost associated to high skilled qualification. JEL Codes: F14, L63, L60, F31, O30.Cairn free access
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description RésuméL’évolution des productions des industries de haute technologie montre un écart croissant, à partir de la seconde moitié des années 1990, entre la zone euro et les États-Unis, en faveur de ces derniers. En revanche, le niveau des exportations est quasiment identique actuellement. Le dynamisme des exportations de la zone euro est conforté par l’augmentation des parts de marché ; aux États-Unis, celles-ci déclinent, mais restent en niveau supérieures. Ceci est cohérent avec deux autres faits stylisés issus de la comparaison de la compétitivité-coût. D’une part, le niveau moyen du coût du travail unitaire relatif est plus élevé dans la zone euro qu’aux États-Unis ; d’autre part, ce coût dans la zone euro augmente moins ou diminue plus, en moyenne sur la période 1988-2002. La zone euro améliore donc sa compétitivité-coût par rapport aux États-Unis.La dernière section de l’article permet de vérifier que cette amélioration explique en partie la dynamique des parts de marché. D’une part, nous trouvons une relation positive contemporaine entre les parts de marché et le coût du travail unitaire relatif qui signifie, paradoxalement, que des gains de parts de marché ont été réalisés là où la compétitivité-coût s’était dégradée. En fait, le coût salarial est à l’origine de cette relation. Les gains de parts de marché se sont produits dans des industries « hautement haute technologie », où les compétences sont associées à un coût salarial élevé. D’autre part, il existe une relation négative entre le coût du travail unitaire relatif retardé et les parts de marché. L’évolution de la compétitivité-coût est pertinente pour comprendre l’évolution des parts de marché des industries de haute technologie, au moins dans un certain nombre d’industries. La sensibilité négative des parts de marché au coût du travail unitaire relatif est causée par le taux de change et la productivité. En d’autres termes, dans le cadre de la compétition avec les États-Unis sur les marchés mondiaux des industries de haute technologie, c’est moins le coût salarial qui affecte les parts de marché que l’évolution du taux de change et de la productivité.
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