France : le coût d'outre-Rhin

RésuméAvec le desserrement de certaines contraintes extérieures — notamment celles liées à l’appréciation passée de l’euro et à la forte augmentation du prix du pétrole —, l’économie française devrait croître en moyenne annuelle de 2,2 % en 2006 et de 2,1 % en 2007. Ce rebond de l’activité fait suit...

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Hauptverfasser: Melonio, Thomas, Timbeau, Xavier
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2006
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-REOF_097_89REOFRevue de l'OFCE https://shs.cairn.info/revue-de-l-ofce-2006-2-page-33?lang=fr https://doi.org/10.3917/reof.097.89 France : le coût d'outre-Rhin Melonio, ThomasTimbeau, Xavier2006 fre Revue de l'OFCE | 97 | 2 | 2006-05-01 | p. 33-89 | 1265-9576 REOF_09738 RésuméAvec le desserrement de certaines contraintes extérieures — notamment celles liées à l’appréciation passée de l’euro et à la forte augmentation du prix du pétrole —, l’économie française devrait croître en moyenne annuelle de 2,2 % en 2006 et de 2,1 % en 2007. Ce rebond de l’activité fait suite à une année 2005 particulièrement décevante, évaluée par l’INSEE à 1,4 %. Tout d’abord parce qu’elle brise la reprise amorcée en 2004, empêchant l’économie française de rattraper une partie de son retard de production accumulé depuis 2001. Si le dynamisme interne a été satisfaisant, bien qu’inférieur à 2004, il n’en va pas de même de la contribution extérieure. Redevenu négatif en 2004 pour la première fois depuis 1991, le solde extérieur s’est encore creusé en 2005. Plus grave, la France est le pays de la zone euro qui a, au cours de ces deux dernières années, le moins bénéficié du dynamisme de la demande mondiale : en 2004 et 2005, les échanges extérieurs ont amputé la croissance annuelle de 1 point de PIB dans l’hexagone alors qu’ils ont été quasiment neutres pour la zone euro. Décevant également car le rebond attendu au cours du second semestre 2005, et pourtant inscrit dans les enquêtes de conjoncture, n’a été que temporaire. Après un bon troisième trimestre, conforme à notre prévision (0,7 %), la croissance est retombée à 0,4 % au dernier trimestre, freinant l’élan envisagé pour 2006 et soulignant la grande fragilité de l’activité.Pour autant, nous continuons à penser que le rebond aura lieu. Le redressement des enquêtes de conjoncture initié à la mi-2005 se confirme en ce début d’année. Profitant de la dépréciation de l’euro vis-à-vis du dollar en 2005, les carnets de commandes étrangers se remplissent. Le rétablissement de la situation financière des entreprises leur permet à nouveau de recourir à l’endettement, ce qui, conjugué à la baisse du chômage, soutient la demande intérieure. En 2007, la politique de désinflation compétitive menée depuis le début des années 2000 outre-Rhin sera renforcée par la baisse des cotisations sociales financée pour un tiers par la hausse de la TVA. Cette politique non coopérative sera la principale responsable du ralentissement de la croissance dans l’hexagone l’année prochaine.In 2005, France has experienced a low rate of growth (1.4%), which was mainly caused by the negative contribution of the external balance (–1%).But we still believe in a rebound, with growth rates at 2.2% in 2006 and 2.1% in 2007. The upward trend in business surveys that started in early 2005 continues into the beginning of this year. With the depreciation of the euro exchange rate, the position of French export order book has improved. The restored financial situation allows firms to borrow. Combined with the decrease of the unemployment, this boosts internal demand. In 2007, German competitive disinflation will be enforced by a decrease in the social contributions and an increase in the VAT. This non-cooperative policy will be the main cause of the growth slowdown in France next year. JEL code: F01.Cairn free access
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