Le chômage structurel à 5 % en France ?

Résumé En partant d’un modèle espace-état standard, composée de la relation de Phillips en forme réduite, nous proposons dans cette étude un modèle enrichissant la dynamique, en distinguant explicitement NAIRU et chômage structurel. Ce modèle nécessite une estimation par le filtre de Kalman et s’ap...

पूर्ण विवरण

में बचाया:
ग्रंथसूची विवरण
मुख्य लेखकों: Heyer, Éric, Timbeau, Xavier
स्वरूप: Article ou chapitre numérique
भाषा:Français
प्रकाशित: 2002
ऑनलाइन पहुंच:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-REOF_080_0115
record_format cairn
spelling cairn-REOF_080_0115REOFRevue de l'OFCE https://shs.cairn.info/revue-de-l-ofce-2002-1-page-115?lang=fr https://doi.org/10.3917/reof.080.0115 Le chômage structurel à 5 % en France ? Heyer, ÉricTimbeau, Xavier2002 fre Revue de l'OFCE | 80 | 1 | 2002-02-01 | p. 115-151 | 1265-9576 REOF_08039 Résumé En partant d’un modèle espace-état standard, composée de la relation de Phillips en forme réduite, nous proposons dans cette étude un modèle enrichissant la dynamique, en distinguant explicitement NAIRU et chômage structurel. Ce modèle nécessite une estimation par le filtre de Kalman et s’apparente aux estimations de TV-NAIRU. À partir d’hypothèses raisonnables sur la variance des innovations affectant le NAIRU, nos estimations aboutissent à une évaluation du NAIRU habituelle pour la France, alors que la valeur du taux de chômage structurel est comprise entre 5 et 6 %, réconciliant la mesure du chômage structurel avec l’intuition du taux de chômage de « plein emploi ». Contrairement au modèle standard, qui exploite uniquement l’information contenue dans la courbe de Phillips, le modèle employé permet, par ailleurs, une validation empirique de quelques déterminants du chômage structurel. Ainsi, le dilemme inflation-chômage ne subsiste pas à long terme ; les taux d’intérêt réels de long terme jouent positivement sur le taux de chômage structurel (1 point de taux d’intérêt implique 0,5 point de chômage) ; la productivité joue négativement (1 point de productivité en plus abaisse le taux de chômage structurel de 0,5 point) ; le ratio salaire minimum sur salaire moyen joue positivement sur le taux de chômage structurel ; le taux de remplacement et le coin fiscalo-social n’influent pas. Cette liste reste néanmoins ouverte à d’autres facteurs, comme le niveau d’employabilité de la main-d’œuvre, qui ont un impact significatif sur la formation du chômage structurel. Using a standard state-space model with a reduced Phillips equation, we propose a model with better dynamics and explicit separation of NAIRU and structural unemployment. This model requires the use of a Kalman filter. Under reasonable assumptions on the innovations to the NAIRU equation, our NAIRU estimates are close to what is usual for France, while the value of the structural rate of unemployment is between 5 and 6%. This reconciles the measure of structural unemployment with the intuition of « full employment » unemployment rate. Some determinants of the structural unemployment are empirically validated. The inflation — unemployment dilemma does not stand in the long run ; real interest rates and minimum wage positively influence U* ; productivity plays negatively ; replacement rate and the fiscal-social wedge have no impact on U*. Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
description Résumé En partant d’un modèle espace-état standard, composée de la relation de Phillips en forme réduite, nous proposons dans cette étude un modèle enrichissant la dynamique, en distinguant explicitement NAIRU et chômage structurel. Ce modèle nécessite une estimation par le filtre de Kalman et s’apparente aux estimations de TV-NAIRU. À partir d’hypothèses raisonnables sur la variance des innovations affectant le NAIRU, nos estimations aboutissent à une évaluation du NAIRU habituelle pour la France, alors que la valeur du taux de chômage structurel est comprise entre 5 et 6 %, réconciliant la mesure du chômage structurel avec l’intuition du taux de chômage de « plein emploi ». Contrairement au modèle standard, qui exploite uniquement l’information contenue dans la courbe de Phillips, le modèle employé permet, par ailleurs, une validation empirique de quelques déterminants du chômage structurel. Ainsi, le dilemme inflation-chômage ne subsiste pas à long terme ; les taux d’intérêt réels de long terme jouent positivement sur le taux de chômage structurel (1 point de taux d’intérêt implique 0,5 point de chômage) ; la productivité joue négativement (1 point de productivité en plus abaisse le taux de chômage structurel de 0,5 point) ; le ratio salaire minimum sur salaire moyen joue positivement sur le taux de chômage structurel ; le taux de remplacement et le coin fiscalo-social n’influent pas. Cette liste reste néanmoins ouverte à d’autres facteurs, comme le niveau d’employabilité de la main-d’œuvre, qui ont un impact significatif sur la formation du chômage structurel.
author Heyer, Éric
Timbeau, Xavier
spellingShingle Heyer, Éric
Timbeau, Xavier
Le chômage structurel à 5 % en France ?
author_facet Heyer, Éric
Timbeau, Xavier
author_sort Heyer, Éric
title Le chômage structurel à 5 % en France ?
title_short Le chômage structurel à 5 % en France ?
title_full Le chômage structurel à 5 % en France ?
title_fullStr Le chômage structurel à 5 % en France ?
title_full_unstemmed Le chômage structurel à 5 % en France ?
title_sort le chômage structurel à 5 % en france ?
publishDate 2002
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-de-l-ofce-2002-1-page-115?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/reof.080.0115
_version_ 1877246501879545856