Why not euroisation?

Résumé La stratégie d’euroïsation unilatérale (c’est-à-dire l’adoption unilatérale de l’euro comme monnaie à cours légal) a fait l’objet de débats intenses dans les pays d’Europe centrale et orientale (PECO) à la fin des années 1990, pour finalement être abandonnée suite à la réaction très négative...

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Auteur principal: Levasseur, Sandrine
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2004
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-REOF_075_0121
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spelling cairn-REOF_075_0121REOFRevue de l'OFCE https://shs.cairn.info/revue-de-l-ofce-2004-5-page-121?lang=fr https://doi.org/10.3917/reof.075.0121 Why not euroisation? Levasseur, Sandrine2004 fre Revue de l'OFCE | 91 bis | 5 | 2004-12-15 | p. 121-156 | 1265-9576 REOF_07596 Résumé La stratégie d’euroïsation unilatérale (c’est-à-dire l’adoption unilatérale de l’euro comme monnaie à cours légal) a fait l’objet de débats intenses dans les pays d’Europe centrale et orientale (PECO) à la fin des années 1990, pour finalement être abandonnée suite à la réaction très négative des représentants des institutions de l’UE. Le débat pourrait cependant être relancé dans un avenir proche si la procédure institutionnelle imposée par les autorités européennes n’est pas modifiée. En effet, les contextes économique et politique ont radicalement changé depuis l’année 2000. Dans cet article, deux arguments viennent étayer l’idée d’un renouveau des débats concernant une euroïsation unilatérale des PECO. En premier lieu, la crédibilité des sanctions (implicites) en cas d’euroïsation est actuellement très faible, voire nulle : les nouveaux Etats membres de l’UE sont d’ores et déjà intégrés économiquement et politiquement à l’UE. En second lieu, le ralentissement économique récent et la reprise moins soutenue que prévue dans les PECO ont freiné leur processus de convergence nominale, ce qui retarde d’autant leur entrée éventuelle dans l’union économique et monétaire. Etant donné le risque d’euroisation unilatérale, l’auteur conclut qu’une euroïsation consensuelle ou, au moins, un assouplissement des critères de convergence seraient avantageux pour tous les membres de l’UE. Classifications JEL : F33, F15, F02 The debate about unilateral euroisation (i.e. the unilateral adoption of the euro as legal tender) that emerged in CEECs at the end of the 1990s has finally ebbed in 2000 following the very negative reaction of the EU officials. We argue, however, that we may potentially see a renewal of the debate in the future if the institutional path set by EU to introduce the euro is not modified. Indeed, both the political and the economic context are now radically different from the ones existing in 2000. In this paper, two main lines of argument are developed. First, the credibility of (implicit) sanctions in the event of unilateral euroisation is currently very low, even nil, because acceding countries are now de facto economically and politically integrated into the EU. Second, the recent economic slowdown and a recovery that has not been as strong and fast as expected, have resulted in a halt to the nominal convergence process that may delay their entry in EMU. Given the risk of unilateral euroisation, we argue that either consensual euroisation or, at least, a relaxation of nominal convergence criteria would be a better option from the viewpoint of both current and future members of EU. JEL classifications: F33, F15, F02 Cairn free access
language Français
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description Résumé La stratégie d’euroïsation unilatérale (c’est-à-dire l’adoption unilatérale de l’euro comme monnaie à cours légal) a fait l’objet de débats intenses dans les pays d’Europe centrale et orientale (PECO) à la fin des années 1990, pour finalement être abandonnée suite à la réaction très négative des représentants des institutions de l’UE. Le débat pourrait cependant être relancé dans un avenir proche si la procédure institutionnelle imposée par les autorités européennes n’est pas modifiée. En effet, les contextes économique et politique ont radicalement changé depuis l’année 2000. Dans cet article, deux arguments viennent étayer l’idée d’un renouveau des débats concernant une euroïsation unilatérale des PECO. En premier lieu, la crédibilité des sanctions (implicites) en cas d’euroïsation est actuellement très faible, voire nulle : les nouveaux Etats membres de l’UE sont d’ores et déjà intégrés économiquement et politiquement à l’UE. En second lieu, le ralentissement économique récent et la reprise moins soutenue que prévue dans les PECO ont freiné leur processus de convergence nominale, ce qui retarde d’autant leur entrée éventuelle dans l’union économique et monétaire. Etant donné le risque d’euroisation unilatérale, l’auteur conclut qu’une euroïsation consensuelle ou, au moins, un assouplissement des critères de convergence seraient avantageux pour tous les membres de l’UE. Classifications JEL : F33, F15, F02
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