The Smart Set, la première grande revue littéraire américaine
Le 10 mars 1900 paraît ce mensuel culturel ambitieux (« le magazine de l’intelligence ») fondé par William Alton Mann, un colonel tenté par l’édition. Il vise un tirage de 100 000 exemplaires et rémunère confortablement ses contributeurs. À ses débuts, elle publie pour l’essentiel des auteurs améric...
Enregistré dans:
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
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2018
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RDR_060_0066RDRLa Revue des revues https://shs.cairn.info/revue-la-revue-des-revues-2018-2-page-66?lang=fr https://doi.org/10.3917/rdr.060.0066 The Smart Set, la première grande revue littéraire américaine Lemaire, Gérard-Georges2018 fre La Revue des revues | 60 | 2 | 2018-11-05 | p. 66-75 | 0980-2797 RDR_0606 Le 10 mars 1900 paraît ce mensuel culturel ambitieux (« le magazine de l’intelligence ») fondé par William Alton Mann, un colonel tenté par l’édition. Il vise un tirage de 100 000 exemplaires et rémunère confortablement ses contributeurs. À ses débuts, elle publie pour l’essentiel des auteurs américains de la bonne société bien oubliés, mais s’intéresse aussi à l’Europe et publie des auteurs français, en français ! Peu à peu, poésie, essais et critiques prennent une plus large place. Les responsables éditoriaux valsent, comme les propriétaires : John Adams Thayer, autodidacte millionnaire, Eugène Crowe et William Randolph Hearst qui dénature totalement la ligne éditoriale de la revue. Ezra Pound amène de nouveaux anglo-saxons (D.H. Lawrence, Conrad, Yeats, Djuna Barnes…), plus tard elle publie Dreiser, Huxley, Hammett, Sherwood Anderson, Hemingway, Fitzgerald… Malgré succès et reconnaissance, la crise de 1929 lui sera fatale mais The Smart Set reste légendaire par le nombre d’auteurs qu’elle a publiés pour la première fois.On March 10, 1900 this ambitious cultural monthly (“the magazine of intelligence”) founded by William Alton Mann, a colonel tempted by becoming a publisher, was first launched. With an expected circulation of 100,000 copies it could afford comfortable emoluments for its contributors. In its early days, it mostly published well-known American authors of the good society, but it also developed an interest in Europe and even published French authors in French ! Gradually, poetry, essays and criticism took a larger place. Both editors and owners changed in rapid succession : John Adams Thayer, self-taught millionaire, Eugene Crowe and William Randolph Hearst, who totally distorted the editorial line of the magazine. Ezra Pound brought new Anglo-Saxons (DH Lawrence, Conrad, Yeats, Djuna Barnes …), later it published Dreiser, Huxley, Hammett, Sherwood Anderson, Hemingway and Fitzgerald … Despite success and gratefulness, the crisis of 1929 was to be fatal to the venture, but The Smart Set remains legendary by the number of authors it published for the first time.Cairn free access |
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Le 10 mars 1900 paraît ce mensuel culturel ambitieux (« le magazine de l’intelligence ») fondé par William Alton Mann, un colonel tenté par l’édition. Il vise un tirage de 100 000 exemplaires et rémunère confortablement ses contributeurs. À ses débuts, elle publie pour l’essentiel des auteurs américains de la bonne société bien oubliés, mais s’intéresse aussi à l’Europe et publie des auteurs français, en français ! Peu à peu, poésie, essais et critiques prennent une plus large place. Les responsables éditoriaux valsent, comme les propriétaires : John Adams Thayer, autodidacte millionnaire, Eugène Crowe et William Randolph Hearst qui dénature totalement la ligne éditoriale de la revue. Ezra Pound amène de nouveaux anglo-saxons (D.H. Lawrence, Conrad, Yeats, Djuna Barnes…), plus tard elle publie Dreiser, Huxley, Hammett, Sherwood Anderson, Hemingway, Fitzgerald… Malgré succès et reconnaissance, la crise de 1929 lui sera fatale mais The Smart Set reste légendaire par le nombre d’auteurs qu’elle a publiés pour la première fois. |
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