Lee Harvey Oswald : une bonne blague qui n’en était pas une

Dans son roman Les Détectives sauvages, lequel suit les tribulations de jeunes poètes mexicains dans les dernières décennies du vingtième siècle, le Chilien Roberto Bolaño donne vie à trois revues littéraires imaginaires. L’une d’elles porte le titre énigmatique de Lee Harvey Oswald. C’est à la fo...

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書誌詳細
第一著者: Barbey, Nicolas
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2014
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-RDR_052_0044
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spelling cairn-RDR_052_0044RDRLa Revue des revues https://shs.cairn.info/revue-la-revue-des-revues-2014-2-page-44?lang=fr https://doi.org/10.3917/rdr.052.0044 Lee Harvey Oswald : une bonne blague qui n’en était pas une Barbey, Nicolas2014 fre La Revue des revues | 52 | 2 | 2014-10-17 | p. 44-57 | 0980-2797 RDR_05289 Dans son roman Les Détectives sauvages, lequel suit les tribulations de jeunes poètes mexicains dans les dernières décennies du vingtième siècle, le Chilien Roberto Bolaño donne vie à trois revues littéraires imaginaires. L’une d’elles porte le titre énigmatique de Lee Harvey Oswald. C’est à la fois une plaisanterie et quelque chose de très sérieux. Loin d’être accessoire, ce détail exprime plus que tout autre l’existence de Bolaño. Désir de vie et désir d’œuvre ne font qu’un. Lumière et ombre s’attirent mutuellement. Union d’éléments dont l’aspect contradictoire n’est qu’apparence, l’oxymore, plus qu’une figure de style, est une façon de vivre.In his novel The Savage Detectives, which follows young mexican poets wandering on earth in the last decades of the twentieth century, the Chilean Roberto Bolaño comes up with three fancyful literary magazines. One of them is mysteriously called Lee Harvey Oswald. In one sense, it’s a joke, but at the same time it’s completely in earnest. This less than trivial detail symbolises Bolaño’s existence. Passion for life and desire for art are one and the same. Light and shadow attract each other. As a combination of two seemingly opposite components, the oxymoron is far more than a stylistic device. It’s a way of life.Cairn free access
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