L’idéologie panlatine et les méandres des rapports franco-italiens : le cas de la Revue des Nations Latines (1916-1919)

Le périodique franco-italien Revue des Nations Latines (1916-1919) était orienté vers l’idéologie pan-nationaliste de la « latinité », qui consistait à prôner l’idée d’unification de tous les peuples « latins » : Français, Italiens, Espagnols, Portugais, Roumains, etc. Se développant fortement en F...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
第一著者: Giladi, Amotz
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2013
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
その他の書誌記述
要約:Le périodique franco-italien Revue des Nations Latines (1916-1919) était orienté vers l’idéologie pan-nationaliste de la « latinité », qui consistait à prôner l’idée d’unification de tous les peuples « latins » : Français, Italiens, Espagnols, Portugais, Roumains, etc. Se développant fortement en France après la défaite de 1870, dans un contexte politique et culturel marqué par l’antigermanisme, la panlatinité fut mobilisée dans la concurrence avec l’Allemagne pour l’hégémonie politique, économique et culturelle en Europe. L’Italie était un enjeu majeur de cette concurrence : bien que marquée alors par l’influence allemande, elle semblait être naturellement disposée à un rapprochement avec la France autour de l’idéologie panlatine. Dans ce but, la France lança une propagande massive à destination de la péninsule dont l’organe, durant la Grande Guerre, défendait la collaboration franco-italienne et présentait le conflit mondial en termes de lutte culturelle et raciale entre « Latins » et « Germains ». Or l’alliance « latine » se révéla fragile lorsque surgirent des désaccords entre la France et l’Italie au sujet de la reconfiguration territoriale de l’Europe centrale. Provoquant en Italie une vague de francophobie, ces tensions condamnèrent la Revue des Nations Latines à disparaître.