Le mal, ou l’envers du monde

Difficile de penser le mal en son unité, en sa force propre. S’il est si difficile à concevoir, ce n’est pas qu’il relève de quelque mystère, ou qu’il répond à un fantasme moral, c’est qu’il résiste à la volonté des hommes de rendre les choses sensées. En effet, la notion de mal recouvre plusieurs f...

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Auteur principal: Robertson, Fabien
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2020
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Difficile de penser le mal en son unité, en sa force propre. S’il est si difficile à concevoir, ce n’est pas qu’il relève de quelque mystère, ou qu’il répond à un fantasme moral, c’est qu’il résiste à la volonté des hommes de rendre les choses sensées. En effet, la notion de mal recouvre plusieurs figures qui ont toutes en commun de décomposer et de délier les choses comme les hommes. Au contraire, le don, comme principe immanent du bien, a pour principe de contenir le mal en liant les hommes, au sein d’un monde sensé et stable.