L’hospitalité : une institution particulière, une exigence universelle
S’interroger sur les rites d’accueil de l’étranger dans l’Antiquité, à l’appui d’une analyse étymologique de la notion indo-européenne, s’est avéré utile. Il nous est apparu que l’institution de l’hospitalité était un mode d’échange aristocratique. Dans la plupart des sociétés, il n’est pas une seul...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2019
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | S’interroger sur les rites d’accueil de l’étranger dans l’Antiquité, à l’appui d’une analyse étymologique de la notion indo-européenne, s’est avéré utile. Il nous est apparu que l’institution de l’hospitalité était un mode d’échange aristocratique. Dans la plupart des sociétés, il n’est pas une seule façon d’accueillir l’étranger, voire de l’intégrer à son propre territoire, comme il n’est pas une seule façon de le tenir à distance. La société judéenne du retour de l’exil de Babylone s’est cimentée par l’affirmation d’une solidarité exclusive entre les membres de l’alliance de Yahvé avec son peuple ; l’inclusion de l’autre en tant qu’hôte n’était pas possible. Il n’existait pas de mot en hébreu pour signifier l’hospitalité. Il est probable qu’une coupure aussi tranchée entre les fils de l’Alliance et le reste de l’humanité avait paru scandaleuse à Jésus de Nazareth. D’où la règle de conduite qu’il a énoncée, celle de l’accueil de tout être humain en tant qu’étranger, et donc de l’accueil de l’étranger au même titre que celui du parent, de l’ami, etc. |
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