La philanthropie du Lions Club béninois, des dons qui créent une inégalité entre donateurs

Cet article questionne la nature des dons du Lions Clubs africain. Les « œuvres », telles que sont nommées les opérations philanthropiques, restent la « propriété du donateur », comme Weiner le décrit ; elles servent à mettre en valeur les donateurs, qui se soucient peu des populations aidées. Ce qu...

Cur síos iomlán

Sábháilte in:
Sonraí bibleagrafaíochta
Príomhchruthaitheoir: de Hasque, Jean-Frédéric
Formáid: Article ou chapitre numérique
Teanga:Français
Foilsithe / Cruthaithe: 2018
Rochtain ar líne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Cur síos
Achoimre:Cet article questionne la nature des dons du Lions Clubs africain. Les « œuvres », telles que sont nommées les opérations philanthropiques, restent la « propriété du donateur », comme Weiner le décrit ; elles servent à mettre en valeur les donateurs, qui se soucient peu des populations aidées. Ce qui nous intéresse est de définir la relation entre ces donateurs, situés en Afrique et en Occident lors de la transmission des « œuvres », qui révèle le caractère inégal des relations entre ceux-ci bien que tous membres de la même association. Le « donner tout en gardant » de Weiner deviendrait dans un contexte postcolonial une circulation « qui crée la soumission », non pas celle du récipiendaire, mais celle du donateur africain. Le don philanthropique serait le signe d’une « extraversion caritative », expression dérivée du terme du politiste Jean-François Bayart, une soumission orchestrée par les dominés afin de gagner du pouvoir à l’échelle locale.