La parole marchande. Petite grammaire critique de l'utilitarisme smithien

On sait à quel point la propension à échanger, condition de toute relation marchande, reçoit une place de premier ordre dans la théorie d’Adam Smith. Or une telle capacité a pour condition essentielle la faculté de parler, c’est-à-dire d’énoncer les termes de l’échange à venir. C’est dire le rôle dé...

সম্পূর্ণ বিবরণ

সংরক্ষণ করুন:
গ্রন্থ-পঞ্জীর বিবরন
প্রধান লেখক: Robertson, Fabien
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
ভাষা:Français
প্রকাশিত: 2018
অনলাইন ব্যবহার করুন:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
বিবরন
সংক্ষিপ্ত:On sait à quel point la propension à échanger, condition de toute relation marchande, reçoit une place de premier ordre dans la théorie d’Adam Smith. Or une telle capacité a pour condition essentielle la faculté de parler, c’est-à-dire d’énoncer les termes de l’échange à venir. C’est dire le rôle déterminant du langage dans une théorie d’obédience utilitariste. Mais la parole, si elle conditionne l’échange de biens, ne saurait se réduire à cet usage, et ce, pour Smith lui-même si on le lit attentivement. L’échange marchand est certes un effet de la parole, mais il ne peut absolument pas en être la fin exclusive.