Républicains, socialistes et ouvriers face à l’émancipation des travailleurs (1830-1848)

La Révolution de 1830 amène à la formulation de trois pensées où le mot d’émancipation joue un rôle central : la pensée républicaine, où l’émancipation est d’abord la souveraineté du peuple ; le socialisme, où elle passe par l’amélioration du sort des prolétaires par la science sociale ; dans le mou...

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Auteur principal: Hayat, Samuel
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2016
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:La Révolution de 1830 amène à la formulation de trois pensées où le mot d’émancipation joue un rôle central : la pensée républicaine, où l’émancipation est d’abord la souveraineté du peuple ; le socialisme, où elle passe par l’amélioration du sort des prolétaires par la science sociale ; dans le mouvement ouvrier naissant, l’émancipation est l’organisation des travailleurs. Au cours des premières années de la monarchie de Juillet, ces courants se rapprochent autour du mot d’ordre commun de l’association et dans l’expérience de la répression. Une nouvelle pensée de l’émancipation des travailleurs en émerge, et apparaît au grand jour au moment de la révolution de 1848. Elle fonde alors une interprétation de la République antagoniste à celle des républicains dits modérés : la République démocratique et sociale. Vaincue dans les urnes puis dans la rue, la République démocratique et sociale survit dans différents mouvements et réapparaît en 1871, dans la Commune de Paris.