Droit, libéralisme et vie commune

Le projet libéral est celui d’une société où chacun pourrait vivre « comme il l’entend » – libre, dès lors, de faire ce qu’il veut de son corps, de son temps ou de son argent – et dont l’État devrait seulement veiller à ce que la liberté des uns ne nuise pas à celle des autres. À ce titre, il ne re...

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書誌詳細
第一著者: Michéa, Jean-Claude
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2016
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Le projet libéral est celui d’une société où chacun pourrait vivre « comme il l’entend » – libre, dès lors, de faire ce qu’il veut de son corps, de son temps ou de son argent – et dont l’État devrait seulement veiller à ce que la liberté des uns ne nuise pas à celle des autres. À ce titre, il ne reconnaît donc que la vie privée, dont il n’a rien à dire, et la vie publique, réglée par la seule instance du Droit abstrait et « axiologiquement neutre ». C’est ainsi l’idée même de vie commune, toujours suspecte de réintroduire une idéologie du Bien, qui finit par disparaître au profit de la seule coexistence pacifique d’individus supposés « mutuellement indifférents ». Mais sans une référence minimale à l’idée de monde commun, peut-on encore parler de « société » ?