Jouer/donner/s’adonner

Jeu comme don ne prennent valeur et sens que de leur écart à la réalité matérielle, utilitariste et fonctionnelle. Les deux instaurent avec l’autre une relation de réversibilité et d’amitié à travers la rivalité. Enfin, le jeu comme le don mettent en scène au plus haut point une marge de liberté par...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Caillé, Alain
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2015
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Jeu comme don ne prennent valeur et sens que de leur écart à la réalité matérielle, utilitariste et fonctionnelle. Les deux instaurent avec l’autre une relation de réversibilité et d’amitié à travers la rivalité. Enfin, le jeu comme le don mettent en scène au plus haut point une marge de liberté parce que le résultat en est indéterminé et inconnu. L’un comme l’autre sont de l’ordre du risque et du pari. Mais on n’est susceptible d’être « pris » par le don ou par le jeu, de s’y adonner, que parce qu’il y a un au-delà du don et du jeu qui est de l’ordre de ce que la tradition phénoménologique allemande appelle la donation, la Gegebenheit, le fait que tout un ensemble de choses parmi les plus précieuses (à commencer par la vie même, par la nature, l’air, etc.) nous sont comme données. C’est aussi pour participer de ce domaine de la donation et de la grâce, même fugacement pour l’entr’apercevoir, que l’on se donne et que l’on joue. Que l’on s’adonne.