L’élément ludique de la culture. À propos de Homo ludens de Johan Huizinga
Si les animaux jouent déjà, ne peut-on faire l’hypothèse que la culture humaine suppose l’existence d’un champ premier, irréductible à la simple fonctionnalité et à l’utilité, auquel participent tout à la fois les animaux et les hommes ? Cette hypothèse d’un « champ ludique », qui précède la culture...
Guardat en:
| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2015
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Si les animaux jouent déjà, ne peut-on faire l’hypothèse que la culture humaine suppose l’existence d’un champ premier, irréductible à la simple fonctionnalité et à l’utilité, auquel participent tout à la fois les animaux et les hommes ? Cette hypothèse d’un « champ ludique », qui précède la culture et dont elle procède, conduit alors à reconnaître au jeu une dimension transcendante qui englobe et enveloppe toutes les activités humaines. À l’instar du don, le jeu manifeste, par son archaïsme même, les conditions anthropologiques sans lesquelles la vie sociale serait impossible. Pour autant, le jeu n’est-il pas voué à ne devenir qu’une simple survivance dans nos sociétés contemporaines tant celles-ci semblent devenir comme étrangères à cette alliance de la règle et de la liberté, constitutive de l’esprit du jeu ? |
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