Convivialisme, luttes sociales et économie solidaire

Depuis les années 1980, une sensibilité cherche à s’exprimer pour éviter que le débat politique se réduise à l’affrontement entre les partisans du nouvel ordre économique et les défenseurs d’un retour au keynésianisme des Trente Glorieuses. Le Manifeste convivialiste s’inscrit dans cette lignée et...

Cur síos iomlán

Sábháilte in:
Sonraí bibleagrafaíochta
Príomhchruthaitheoir: Laville, Jean-Louis
Formáid: Article ou chapitre numérique
Teanga:Français
Foilsithe / Cruthaithe: 2014
Rochtain ar líne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Cur síos
Achoimre:Depuis les années 1980, une sensibilité cherche à s’exprimer pour éviter que le débat politique se réduise à l’affrontement entre les partisans du nouvel ordre économique et les défenseurs d’un retour au keynésianisme des Trente Glorieuses. Le Manifeste convivialiste s’inscrit dans cette lignée et se caractérise par la variété des auteurs qui l’ont signé. C’est donc en partant de cet acquis, la volonté de se rassembler, qu’il est possible de se demander comment poursuivre si l’on considère que l’indignation et le sentiment d’appartenir à une communauté humaine mondiale ne suffisent pas à faire mouvement. L’alternative esquissée est une transition sociale et écologique qui ouvre à une démocratisation. Le convivialisme ne peut gagner que s’il procure concrètement des capacités à mieux vivre sur le plan relationnel et matériel. Or l’économie solidaire, dans certaines de ses configurations actuelles, a une fonction beaucoup plus transformatrice que dans les actions de réparation (insertion, lutte contre la pauvreté) auxquelles on a trop souvent voulu la limiter.