La sociologie des émotions de Max Weber

Cet article se propose de discuter et de réviser l’interprétation dominante selon laquelle la sociologie weberienne ne s’intéresserait qu’à l’action rationnelle au détriment de l’action affective et du rôle des émotions. Il souligne au contraire, dans un premier temps, toute l’importance des émotion...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Kalberg, Stephen
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2012
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Cet article se propose de discuter et de réviser l’interprétation dominante selon laquelle la sociologie weberienne ne s’intéresserait qu’à l’action rationnelle au détriment de l’action affective et du rôle des émotions. Il souligne au contraire, dans un premier temps, toute l’importance des émotions dans Economie et Société, qu’il s’agisse de sa typologie des quatre types d’activité sociale, de son examen des relations sociales et de sa typologie des formes de pouvoir. Il examine ensuite la thèse développée dans L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, plus particulièrement son étude des diverses sources religieuses de l’« esprit du capitalisme », où Weber montre que l’activité affective étaient souvent sévèrement réprimée parmi les fidèles du groupe qui, plus que tout autre, a contribué à porter le développement du capitalisme à son origine : le puritanisme. Ce protestantisme ascétique dont la marque est, selon lui, encore prégnante, sous des formes sécularisées, à l’époque industrielle.