Sujet d'amour. « On la dit femme, on la difamme »
En quoi la prise en compte, dans une perspective psychanalytique, de la relation, du rapport (ou non-rapport) entre les sexes, permet-elle de repenser les fondements maussiens de la société à partir de la notion de don ? Une fois passé en revue le regard freudien condensé dans sa question « que ve...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
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2012
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RDM_039_0245RDMRevue du MAUSS https://shs.cairn.info/revue-du-mauss-2012-1-page-245?lang=fr https://doi.org/10.3917/rdm.039.0245 Sujet d'amour. « On la dit femme, on la difamme » Basualdo, Carina2012 fre Revue du MAUSS | 39 | 1 | 2012-05-01 | p. 245-259 | 1247-4819 RDM_03940 En quoi la prise en compte, dans une perspective psychanalytique, de la relation, du rapport (ou non-rapport) entre les sexes, permet-elle de repenser les fondements maussiens de la société à partir de la notion de don ? Une fois passé en revue le regard freudien condensé dans sa question « que veut la femme ? », cet article souligne toute l’importance du pas en avant effectué par Lacan. Il montre comment la notion de phallus, définie en tant que signifiant, permet de se détacher de la logique de l’avoir, régi par la jouissance phallique, telle que l’avait conçue Freud dans la logique ensembliste du Tout. Avec la notion du « pas tout », Lacan invite ainsi à échapper à la proposition binaire homme-femme comme couple d’opposition en miroir, symétrique, s’articulant sans faille et sans reste. L’hypothèse principale est que cette notion du « pas tout » permet de rejoindre, du côté de la psychanalyse, la critique maussienne de la logique de l’avoir. La piste de l’amour, révélée par L’Amour Lacan, de Jean Allouch, prolonge et conclut cette réflexion. Subject of Love. « On la dit femme, on la difamme » How does the taking into account of the relation (or non-relation) between the sexes from a psychoanalytical perspective recast the notion of gift and that of the Maussian foundations of society ? This article starts by reviewing the Freudian viewpoint on issues summarised by the question ‘What does a woman want ?’ in order to stress the importance of the step forward taken by Lacan. It shows how the notion of phallus defined as the signifier operates a movement away from the Freudian logic of possession regulated by phallic pleasure in Freud’s totalizing system. With his notion of ‘not all’ ( pas tout), Lacan breaks with the binary opposition between man and woman conceived as an infallible and all-encompassing symmetrical and specular set of opposites. The main hypothesis defended here is that the Lacanian notion of incompleteness joins with the Maussian critique of possession. The subject of love, as revealed by Jean Allouch’s L’Amour Lacan, prolongs and concludes the reflection.Cairn free access |
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En quoi la prise en compte, dans une perspective psychanalytique, de la relation, du rapport (ou non-rapport) entre les sexes, permet-elle de repenser les fondements maussiens de la société à partir de la notion de don ? Une fois passé en revue le regard freudien condensé dans sa question « que veut la femme ? », cet article souligne toute l’importance du pas en avant effectué par Lacan. Il montre comment la notion de phallus, définie en tant que signifiant, permet de se détacher de la logique de l’avoir, régi par la jouissance phallique, telle que l’avait conçue Freud dans la logique ensembliste du Tout. Avec la notion du « pas tout », Lacan invite ainsi à échapper à la proposition binaire homme-femme comme couple d’opposition en miroir, symétrique, s’articulant sans faille et sans reste. L’hypothèse principale est que cette notion du « pas tout » permet de rejoindre, du côté de la psychanalyse, la critique maussienne de la logique de l’avoir. La piste de l’amour, révélée par L’Amour Lacan, de Jean Allouch, prolonge et conclut cette réflexion. |
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