La subjectivation à l'épreuve de la partition individuel-collectif
Le sujet n’est jamais donné, il est toujours le produit d’un processus historique de constitution (ou processus de subjectivation). La question posée ici est de savoir si l’opposition de l’individuel et du collectif est pertinente relativement à la différence des formes de subjectivation. Pour en d...
Kaydedildi:
| Yazar: | |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2011
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Le sujet n’est jamais donné, il est toujours le produit d’un processus historique de constitution (ou processus de subjectivation). La question posée ici est de savoir si l’opposition de l’individuel et du collectif est pertinente relativement à la différence des formes de subjectivation. Pour en décider, il convient de prêter attention aux deux figures que peut prendre le collectif : la première est celle du collectif comme « collection » ou comme « ensemble », la seconde celle du collectif comme tout intégratif supérieur à ses parties, ou encore comme être collectif. La gouvernementalité néolibérale opère tout à la fois par totalisation et individualisation, sa formule est celle du gouvernement de tous par le gouvernement de chacun. Elle produit par là non une simple sommation d’éléments extérieurs, mais une collection organisée par la mise en œuvre de multiples techniques de pouvoir individualisantes (la « population »). Aussi serait-il vain d’opposer à une telle forme de subjectivation une valorisation de l’individu ou, à l’opposé, une célébration du tout comme être supérieur. Il s’agit d’échapper à l’alternative « collection ou être collectif » en pensant la constitution d’un collectif de singularités dans et par l’agir commun. |
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