Dépendance et émancipation : retour sur Mannoni
Cet article* propose une relecture de l’important ouvrage d’Octave Mannoni, Psychologie de la colonisation, paru en 1950. La démarche se décompose en deux temps. Dans un premier temps, l’ouvrage de Mannoni est contextualisé par un travail historiographique aussi fin que possible sur les conditions...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2011
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Cet article* propose une relecture de l’important ouvrage d’Octave Mannoni, Psychologie de la colonisation, paru en 1950. La démarche se décompose en deux temps. Dans un premier temps, l’ouvrage de Mannoni est contextualisé par un travail historiographique aussi fin que possible sur les conditions de son écriture et de sa réception en son temps. Il s’agit de dégager sa lecture des scories, produit de l’histoire coloniale et néo-coloniale encore vive, qui ont conduit à un fréquent contresens sur ce texte, souvent présenté comme une défense du colonialisme au nom de la psychanalyse, alors même que l’engagement anticolonialiste de Mannoni est indiscutable. Ce premier travail accompli, il devient possible de décontextualiser le texte pour mettre en évidence son originalité et son importance pour une théorie du don et, plus généralement, pour penser les relations possibles entre psychanalyse et sciences sociales. Cet ouvrage apparaît alors comme la critique la plus virulente qui soit du colonialisme, dont elle atteint au cœur toute légitimation comme « don de civilisation », mais aussi comme une source d’inspiration possible, dans de multiples champs d’analyse, pour penser des relations sociales de domination qui ne se réduisent pas à une « exploitation » au sens de la vulgate marxiste. * Déjà publié dans son intégralité dans l’édition numérique de la Revue du MAUSS semestrielle n? 37, 1er semestre 2011. |
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