Sociologie, psychanalyse et conduites à risque des jeunes

Longtemps les conduites à risque des jeunes sont restées le monopole des sciences psychologiques, en particulier de la psychanalyse. Une démarche anthropologique peut mener à son terme une analyse à ce propos dans la rigueur de son développement ; la seule exigence étant de ne pas déborder vers une...

ver descrição completa

Na minha lista:
Detalhes bibliográficos
Autor principal: Le Breton, David
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2011
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Longtemps les conduites à risque des jeunes sont restées le monopole des sciences psychologiques, en particulier de la psychanalyse. Une démarche anthropologique peut mener à son terme une analyse à ce propos dans la rigueur de son développement ; la seule exigence étant de ne pas déborder vers une épistémologie autre ni d’emprunter des concepts à la boîte à outils d’une autre discipline sans en connaître la portée. Les conduites à risque sont des rites privés qui n’impliquent que celui ou celle qui les met en œuvre. Plusieurs anthropo-logiques sont perceptibles : par exemple l’ordalie, le sacrifice, la blancheur. Le retranchement d’une part de soi est un gage pour ne pas se perdre. Le sacrifice procure de la puissance sans la médiation tangible d’un autre, d’un Dieu ou des dieux ; la circulation de l’énergie va de soi à soi. La réciprocité de donner, recevoir, rendre, s’exerce au sein d’une même existence d’homme en quête d’un renoncement et de la quête d’une autre version de soi.