Homère, Sophocle, Luc : l'étincelle de la grâce

Le mot latin gratia, bien que l’étymologie ne soit pas la même, a recueilli en lui toutes les valeurs véhiculées par le mot grec kharis. Étant donné, peut-être, un arrière-plan civique singulier notamment du monde athénien, à la notion grecque est essentielle l’idée d’une générosité qui laisse au...

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書誌詳細
第一著者: Sauge, André
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2010
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Le mot latin gratia, bien que l’étymologie ne soit pas la même, a recueilli en lui toutes les valeurs véhiculées par le mot grec kharis. Étant donné, peut-être, un arrière-plan civique singulier notamment du monde athénien, à la notion grecque est essentielle l’idée d’une générosité qui laisse au bénéficiaire d’une grâce l’entière disposition de lui-même avec la libre jouissance de l’objet donné « gracieusement ». Ainsi, la grâce est un acte gratuit sans arbitraire. La notion de kharis est employée dans l’évangile de Luc avec ses valeurs spécifiquement grecques. Dans l’enseignement de Jésus de Nazareth, son usage n’a rien à voir avec le bon plaisir d’un Dieu tout-puissant répandant ses bienfaits sur sa créature invitée à s’abîmer en louanges de reconnaissance. Il dit quelque chose d’une composante essentielle du comportement humain.