La préférence pour la sociabilité
Le Téléthon propose de manière récurrente de courtes séquences en duplex mettant en scène les manifestations de ce que les organisateurs appellent la « force T » qui, sur l’ensemble du territoire, organise des mobilisations locales. Un des éléments centraux de ces mobilisations est qu’elles s’ac...
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| Главный автор: | |
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| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
2008
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| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Le Téléthon propose de manière récurrente de courtes séquences en duplex
mettant en scène les manifestations de ce que les organisateurs appellent
la « force T » qui, sur l’ensemble du territoire, organise des mobilisations
locales. Un des éléments centraux de ces mobilisations est qu’elles s’accompagnent d’un intense partage d’émotions, au premier rang desquelles figure
l’enthousiasme. En formalisant cette passion au travers des philosophies,
notamment anglaise, du XVIIe siècle, il est possible de voir un certain nombre de phénomènes sur lesquels l’analyse classique des mobilisations reste
aveugle. On est conduit ainsi à porter le regard sur la sociabilité qui se tisse
dans le cours de la mobilisation, non pas tant comme une précondition que
comme le fond sur lequel se déploie une émotion collective. On comprend
également que cette coordination passant par le partage de l’émotion reste
très largement extérieure à la cause qui est le motif de la mobilisation. La
valeur qui est ici en jeu n’est pas d’abord celle de la « solidarité » (avec
les malades), mais celle de l’association de tous (malades, bien-portants,
chercheurs, quidams, journalistes, animateurs, etc.). Ou pour mieux le dire :
celle de la sociabilité même. |
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