Les animaux sont-ils des êtres humains sympathiques ?
La notion de « morale animale » est paradoxale : elle est à la fois considérée comme une tautologie posant la naturalité de la morale et comme une contradiction affirmant la brutalité du monde sauvage. Cet article suggère que, si cette représentation paradoxale doit être dépassée, la notion de mor...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2008
|
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
cairn-RDM_031_0397 |
|---|---|
| record_format |
cairn |
| spelling |
cairn-RDM_031_0397RDMRevue du MAUSS https://shs.cairn.info/revue-du-mauss-2008-1-page-397?lang=fr https://doi.org/10.3917/rdm.031.0397 Les animaux sont-ils des êtres humains sympathiques ? Nurock, Vanessa2008 fre Revue du MAUSS | 31 | 1 | 2008-06-16 | p. 397-410 | 1247-4819 RDM_03130 La notion de « morale animale » est paradoxale : elle est à la fois considérée comme une tautologie posant la naturalité de la morale et comme une contradiction affirmant la brutalité du monde sauvage. Cet article suggère que, si cette représentation paradoxale doit être dépassée, la notion de morale animale n’en demeure pas moins un problème philosophique. Il s’appuie sur des travaux empiriques et conceptuels en éthologie, en psychologie et en philosophie cognitive, pour proposer l’idée que la question de la morale animale peut être abordée non seulement du point de vue du patient, mais également du point de vue de l’agent moral. En s’adossant à l’hypothèse, suggérée dans des travaux antérieurs, d’une « morale naïve », la portée et les limites de la conception d’une « morale animale » sont analysées. Cet examen révèle que la notion de « morale naïve » permet d’éviter certains écueils auxquels se heurte l’idée d’une morale animale, et de clarifier ainsi le débat sur la question, en montrant que reconnaître à certains animaux une protomorale ou morale naïve n’implique cependant pas nécessairement l’idée d’un droit naturel animal.« Are animals sympathetic human beings ? » The notion of « animal morality » is paradoxical given that it can be taken either as a tautology or as a contradiction. This notion is sometimes considered to be a tautology because of the so-called « naturality » of morality, whereas it is sometimes seen as a contradiction due to the supposedly « fierceness » of the wild. This paper holds that it is necessary to go beyond this paradoxical representation of animal morality and to examine the question of animal morality as a philosophical problem. Relying on empirical and conceptual works in cognitive ethology, psychology and philosophy, I suggest that animal morality should be considered by taking the perspective of a moral patient as well as by taking the viewpoint of a moral agent. The leading idea is that the concept of « naïve morality » developed in previous works solves some pitfalls and clarifies the discussion about « animal morality » by delineating its scope and limits. We will argue in particular that certain non-human species are endowed with a naïve morality, whereas they do not have a full-fledged morality, or, in other terms, a moral sense. However, the occurrence of naïve morality in certain animals does not necessarily imply the existence of natural rights for animals.Cairn free access |
| language |
Français |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/Cairn/ |
| description |
La notion de « morale animale » est paradoxale : elle est à la fois considérée comme une tautologie posant la naturalité de la morale et comme une
contradiction affirmant la brutalité du monde sauvage. Cet article suggère
que, si cette représentation paradoxale doit être dépassée, la notion de morale
animale n’en demeure pas moins un problème philosophique. Il s’appuie
sur des travaux empiriques et conceptuels en éthologie, en psychologie et
en philosophie cognitive, pour proposer l’idée que la question de la morale
animale peut être abordée non seulement du point de vue du patient, mais
également du point de vue de l’agent moral. En s’adossant à l’hypothèse,
suggérée dans des travaux antérieurs, d’une « morale naïve », la portée et
les limites de la conception d’une « morale animale » sont analysées. Cet
examen révèle que la notion de « morale naïve » permet d’éviter certains
écueils auxquels se heurte l’idée d’une morale animale, et de clarifier ainsi
le débat sur la question, en montrant que reconnaître à certains animaux une
protomorale ou morale naïve n’implique cependant pas nécessairement l’idée
d’un droit naturel animal. |
| author |
Nurock, Vanessa |
| spellingShingle |
Nurock, Vanessa Les animaux sont-ils des êtres humains sympathiques ? |
| author_facet |
Nurock, Vanessa |
| author_sort |
Nurock, Vanessa |
| title |
Les animaux sont-ils des êtres humains sympathiques ? |
| title_short |
Les animaux sont-ils des êtres humains sympathiques ? |
| title_full |
Les animaux sont-ils des êtres humains sympathiques ? |
| title_fullStr |
Les animaux sont-ils des êtres humains sympathiques ? |
| title_full_unstemmed |
Les animaux sont-ils des êtres humains sympathiques ? |
| title_sort |
les animaux sont-ils des êtres humains sympathiques ? |
| publishDate |
2008 |
| container_title |
|
| container_issue |
|
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-du-mauss-2008-1-page-397?lang=fr https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rdm.031.0397 |
| _version_ |
1877246452886929408 |