Les animaux sont-ils des êtres humains sympathiques ?

La notion de « morale animale » est paradoxale : elle est à la fois considérée comme une tautologie posant la naturalité de la morale et comme une contradiction affirmant la brutalité du monde sauvage. Cet article suggère que, si cette représentation paradoxale doit être dépassée, la notion de mor...

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Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Nurock, Vanessa
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2008
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:La notion de « morale animale » est paradoxale : elle est à la fois considérée comme une tautologie posant la naturalité de la morale et comme une contradiction affirmant la brutalité du monde sauvage. Cet article suggère que, si cette représentation paradoxale doit être dépassée, la notion de morale animale n’en demeure pas moins un problème philosophique. Il s’appuie sur des travaux empiriques et conceptuels en éthologie, en psychologie et en philosophie cognitive, pour proposer l’idée que la question de la morale animale peut être abordée non seulement du point de vue du patient, mais également du point de vue de l’agent moral. En s’adossant à l’hypothèse, suggérée dans des travaux antérieurs, d’une « morale naïve », la portée et les limites de la conception d’une « morale animale » sont analysées. Cet examen révèle que la notion de « morale naïve » permet d’éviter certains écueils auxquels se heurte l’idée d’une morale animale, et de clarifier ainsi le débat sur la question, en montrant que reconnaître à certains animaux une protomorale ou morale naïve n’implique cependant pas nécessairement l’idée d’un droit naturel animal.