L'amour de l'humanité dans la morale utilitaire

Qu’est-ce que l’amour de l’humanité pour la morale utilitariste, de Bentham à Spencer ? Guyau montre ici que la théorie utilitariste de la sympathie s’avère incapable d’articuler de façon féconde amour de soi et amour des autres. Elle ne conçoit la vie morale que comme « un commerce où rien ne s...

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Auteur principal: Guyau, Jean-Marie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2008
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Qu’est-ce que l’amour de l’humanité pour la morale utilitariste, de Bentham à Spencer ? Guyau montre ici que la théorie utilitariste de la sympathie s’avère incapable d’articuler de façon féconde amour de soi et amour des autres. Elle ne conçoit la vie morale que comme « un commerce où rien ne se donne pour rien » et réduit toute forme de générosité à un mensonge collectif, voire à un vice. Afin de dépasser cette antinomie, Guyau montre que l’opposition entre égoïsme et altruisme mérite d’être reformulée dans des termes nouveaux. Si l’amour de soi ne conduit pas à l’amour des autres, n’est-ce pas en définitive parce que l’amour de soi trouve son origine dans cet amour des autres grâce auquel le soi s’élargit, manifeste sa liberté et s’ouvre à la générosité même de la vie ?