La crise du pouvoir de faire. Valeur vécue, compensation consumériste et logique du bouc émissaire
L’article soutient que les crises contemporaines tiennent à l’affaiblissement du régime ordinaire de la valeur vécue. Celle-ci dépend étroitement du « pouvoir de faire », dont le travail constitue le cadre principal, défini ici comme toute action sur laquelle autrui compte et dont l’agent doit pouv...
שמור ב:
| מחבר ראשי: | |
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| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
2026
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | L’article soutient que les crises contemporaines tiennent à l’affaiblissement du régime ordinaire de la valeur vécue. Celle-ci dépend étroitement du « pouvoir de faire », dont le travail constitue le cadre principal, défini ici comme toute action sur laquelle autrui compte et dont l’agent doit pouvoir répondre. L’emploi rémunéré en a constitué la forme historiquement dominante dans les sociétés modernes, et a longtemps permis au plus grand nombre de se sentir bon et utile à quelque chose, et reconnu comme tel. Cette fonction est en crise du fait de la dynamique de la productivité, qui, après avoir enrichi les activités humaines, sape les conditions de l’utilité, de l’efficacité, de la responsabilité et de la reconnaissance. Longtemps compensée par la consommation, la perte de cette prise sur le réel devient aujourd’hui critique, nourrissant ressentiment, religiosités immanentes et logiques de bouc émissaire, dans un contexte de contrainte écologique.
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