La civilité en procès. De la défiance démocratique envers les formes à leur rejet
La compréhension des formes civiles oscille entre deux visions antagonistes : les visions formalistes qui réifient les formes pour tenter de garantir leur valeur, et les visions critiques qui y voient des masques trompeurs, au service des puissants, faisant obstacle aux luttes pour la justice. Ces...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2025
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La compréhension des formes civiles oscille entre deux visions antagonistes : les visions formalistes qui réifient les formes pour tenter de garantir leur valeur, et les visions critiques qui y voient des masques trompeurs, au service des puissants, faisant obstacle aux luttes pour la justice. Ces deux perspectives partagent une conception dualiste des formes dans laquelle l’articulation processuelle entre fond et formes est perdue. L’article présente ces deux perspectives et argumente en faveur d’une compréhension alternative (tierce) des formes de civilité, qui refuse de réifier les formes et de trancher une fois pour toutes, hors de tous contextes, quant à leur valeur, que ce soit pour la promouvoir ou la dénoncer, mais inscrive leur formation et leurs transformations dans les processus sociohistoriques et les activités de réglage des justes conditions de la coexistence, c’est-à-dire du travail de définition à la fois normatif et pratique du vivre-ensemble, des façons de se rapporter les uns aux autres en société.
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