« Vice de forme ». Déni des médiations et crises de l’espace public
À partir d’une ontologie et d’une épistémologie des formes inspirées de G. Simmel, cet article analyse le rejet des médiations scientifiques, religieuses, et politiques qui caractérise trois phénomènes contemporains, le platisme, le créationnisme évangélique et le mouvement MAGA. Désertant le regis...
Guardat en:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2025
|
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | À partir d’une ontologie et d’une épistémologie des formes inspirées de G. Simmel, cet article analyse le rejet des médiations scientifiques, religieuses, et politiques qui caractérise trois phénomènes contemporains, le platisme, le créationnisme évangélique et le mouvement MAGA. Désertant le registre politique au sens normatif d’une enquête publique et ouverte sur les orientations de la vie en commun, ces différents mouvements privilégient les rapports d’adhérence et d’allégeance au grand « Référent » dont ils se réclament : la Terre plate, la Bible ou la figure de leur leader. Ce faisant, ils dé-figurent les dimensions sensible, géométrique et normative de la « méta-forme » tierce qui garantit la pluralité et l’ouverture démocratiques. Après avoir déployé les ressorts d’un tel « vice de forme », l’article pose les jalons d’une « proxémique » politique et morale, attentive à la distance et à la proximité des êtres qu’elle relie ou délie.
|
|---|